Aldiouma Sow défend Bassirou Diomaye Faye et rejette les accusations de pacte secret
Dans une prise de position marquante, Aldiouma Sow, figure influente du Bureau politique national (BPN) de Pastef, a choisi de soutenir publiquement les cadres du parti ayant répondu favorablement à l’appel du président Bassirou Diomaye Faye. Cette intervention survient dans un contexte de tensions politiques croissantes au Sénégal, marquées par une distance de plus en plus visible entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko.
Un engagement sincère pour le dialogue national
Pour Aldiouma Sow, la démarche d’ouverture initiée par le président Bassirou Diomaye Faye ne relève pas d’un simple calcul politique. Il s’agit d’une volonté profonde ancrée dans sa vision de la gouvernance. Selon lui, le chef de l’État a investi un temps considérable dans la concertation nationale, dépassant largement ses obligations constitutionnelles ou éthiques pour privilégier l’intérêt supérieur de la nation.
La fin du mythe du pacte secret au Cap Manuel
L’un des points de rupture majeurs abordés par Aldiouma Sow concerne les rumeurs entourant la libération de l’actuel président. Il nie fermement l’existence d’un quelconque accord occulte qui aurait été conclu durant sa détention. « Le candidat Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu de pacte secret à la prison du Cap Manuel », martèle-t-il, s’opposant ainsi aux récentes déclarations d’Ousmane Sonko qui évoquait un engagement mutuel.
Plus provocateur, le membre du BPN suggère que si des serments ont été prêtés en milieu carcéral, ils concerneraient plutôt d’autres acteurs politiques qui auraient juré, la main sur le Coran, de remettre les rênes du pouvoir au leader de Pastef une fois élus.
Dénonciation d’un messianisme destructeur
Le cadre patriote exprime également ses inquiétudes face à ce qu’il qualifie de messianisme destructeur. Il pointe du doigt une gestion interne qui, selon lui, fragilise les fondements du parti depuis 2022. Aldiouma Sow rappelle notamment l’éviction de cadres historiques lors des précédentes investitures au profit de ralliés de la dernière heure. Il craint que la répétition de ce schéma lors des prochains scrutins législatifs et locaux ne conduise à l’effacement de la base militante originelle.
Un appel à la résilience pour les ministres en place
S’adressant directement aux membres du gouvernement qui subissent des pressions partisanes, Aldiouma Sow les exhorte à assumer leur choix avec fierté. Il estime que les sanctions disciplinaires ou l’exclusion des canaux de communication internes ne peuvent effacer leur légitimité au sein du projet politique initial. En conclusion, il invite les députés et cadres encore hésitants à se détacher de cette dynamique qu’il juge périlleuse pour l’avenir de l’actualité panafricaine et la stabilité du pays.