Affaire Kemi Seba : le bénin détaille les motifs de sa demande d’extradition
Après l’arrestation de Kemi Seba, né Robert Gilles Stellio Capo Chichi, à Pretoria, les autorités béninoises ont officiellement pris la parole. À l’issue du Conseil des ministres du 22 avril 2026, Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a manifesté une assurance certaine, soulignant que les événements suivaient leur cours naturel.
Les accusations portées par l’État béninois
Au-delà du cadre diplomatique, Porto-Novo a précisé les griefs retenus contre l’activiste. La justice béninoise lui reproche principalement des activités subversives visant à ébranler les institutions de la République. Ses interventions publiques régulières sont également pointées du doigt pour leur caractère incendiaire, incitant à l’insurrection et aux troubles civils.
De plus, des doutes subsistent quant à ses relations avec des organisations étrangères dont l’objectif serait de nuire à la stratégie sécuritaire du pays. Ses critiques répétées contre le sommet de l’État sont perçues comme une tentative manifeste de rompre l’unité nationale.
Une demande de rapatriement judiciaire lancée
Le gouvernement ne compte pas en rester là. Wilfried Léandre Houngbédji a assuré que les canaux diplomatiques et judiciaires sont activés pour obtenir son extradition. Le Bénin souhaite que l’intéressé réponde de ses propos et de ses actes devant les tribunaux nationaux une fois les procédures internationales abouties.
L’enjeu pour le pouvoir en place est de confronter Kemi Seba aux accusations de déstabilisation intérieure et de menace à la sûreté de l’État. Ce duel judiciaire entre l’activiste et sa patrie franchit désormais une étape capitale.