À Gaya, les enfants du Niger découvrent leurs droits fondamentaux International Par Ali Mahamane - 16 juin 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 PolitiqueNigerÀ Gaya, les enfants du Niger découvrent leurs droits fondamentauxBalkissa Sidi Ahmed16/06/202616 juin 2026Dans la ville de Gaya, située au sud-ouest du Niger, une institution scolaire s’investit activement dans la sensibilisation des jeunes élèves à leurs droits. Ce reportage met en lumière cette initiative, notamment à l’occasion de la Journée de l’enfant africain.https://p.dw.com/p/5FUKcLa sonnerie de fin de cours résonne à peine, mais l’effervescence autour de la leçon du jour perdure parmi les élèves de 9 à 12 ans, s’étendant jusque dans les couloirs de l’école mission de Gaya :« Avant cette séance, je pensais que les droits étaient réservés aux adultes, comme le droit de conduire ou de voter. »« Nous avons le droit d’être soignés quand nous sommes malades, et personne n’a le droit de nous faire du mal. »« Mes camarades, nous pouvons aussi exprimer nos opinions ; nos parents et nos enseignants doivent nous écouter. Si nous avons un besoin, nous pouvons l’expliquer sans craindre d’être réprimandés. »Ce jour-là, l’institutrice a abordé la thématique cruciale des droits de l’enfant durant le cours de morale, une discipline singulière dont l’impact dépasse largement les murs de la salle de classe. Aïssatou, l’enseignante, constate des répercussions immédiates de cet enseignement. « La discussion se prolonge bien après la sonnerie. J’ai remarqué l’enthousiasme des élèves à l’idée de découvrir qu’ils détiennent des droits. Les leçons de morale sont très formatrices ; les enfants assimilent et appliquent ce qu’ils apprennent », explique-t-elle.Le reportage de Balkissa Sidi Amed Transmettre des valeurs aux jeunes apprenants Omar, conseiller pédagogique, détaille l’approche : « L’enseignement des droits se fonde sur la méthode pédagogique APC, une approche par compétences adaptée à chaque niveau. Dès la maternelle, les enfants sont initiés à leurs droits via des contes et des chansons. ‘J’ai droit à l’éducation, à la santé’, ce sont des notions inculquées progressivement. Au secondaire, cela évolue vers l’instruction civique et le cours de morale, tandis qu’au primaire, c’est principalement le cours de morale. Ces enseignements posent les bases de la compréhension des droits humains. » Méconnaissance de leurs droits Cependant, tous les enfants n’ont pas la chance de poursuivre leur scolarité jusqu’au secondaire. Nombreux sont ceux qui abandonnent l’école, grandissant sans jamais acquérir ces notions fondamentales de leurs droits.C’est le cas d’un garçon de onze ans, rencontré dans les rues de Gaya en train de ramasser des bouteilles en plastique. Il nous confie, loin des micros, sa conviction erronée que « les droits sont uniquement l’affaire des adultes ».Cette rencontre souligne l’impérieuse nécessité d’étendre la sensibilisation aux droits des enfants bien au-delà des cadres scolaires traditionnels. Par Ali Mahamane — Reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)InternationalTous les articles