Togo : pourquoi le meeting du cncc à akassimé n’a pas séduit les togolais
Le rassemblement organisé par le CNCC (Cadre national de concertation pour le changement) à Akassimé, dans l’enceinte de Lomé, a déçu les attentes. Ce samedi 09 mai 2026, le terrain prévu pour accueillir une foule nombreuse est resté presque désert, malgré une communication intense en amont. Au lieu d’une mobilisation massive, quelques petits groupes de militants se sont déplacés pour écouter les leaders de cette coalition d’opposition.
Initialement prévu pour démarrer à 14 heures, le meeting n’a rassemblé qu’une infime partie des sympathisants une heure après l’heure prévue. Pour plusieurs observateurs, ce désengagement reflète une lassitude envers les méthodes traditionnelles de contestation. Les citoyens togolais semblent désormais chercher des réponses tangibles à leurs préoccupations quotidiennes, comme l’accès à un emploi stable, à l’eau potable ou encore à l’Amu (Assurance maladie universelle), plutôt que des discours politiques vides de sens.
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Les figures emblématiques du mouvement, dont certains députés siégeant à l’Assemblée nationale, ont eu du mal à mobiliser. Cette position ambiguë entre les institutions et la rue interroge une partie de l’opinion publique sur la pertinence de la stratégie adoptée. Les propos tenus, jugés parfois alarmistes, ne correspondent plus aux attentes d’une population en quête de solutions concrètes pour améliorer son quotidien.
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Le passage du CRAC au CNCC n’a pas suffi à redynamiser le mouvement. Ce changement de nom est perçu par certains comme une simple manœuvre cosmétique, sans impact réel sur les revendications portées. Sur place, l’atmosphère ressemblait davantage à une réunion de quartier qu’à un événement politique majeur susceptible d’influencer la politique nationale.
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Pour regagner la confiance des citoyens, la classe politique de l’opposition devra repenser ses modes d’action. Le rejet des discours stéréotypés montre que les Togolais attendent désormais une implication plus marquée dans les projets de développement du pays. La survie de ces formations politiques dépendra de leur capacité à proposer des alternatives crédibles, éloignées des joutes verbales et des mobilisations éphémères sans lendemain.