Tchad : les autorités démentent les allégations de frappes meurtrières sur des civils International Par Oumou Salifou - 15 mai 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 Tchad : les autorités démentent les allégations de frappes meurtrières sur des civilsLes autorités tchadiennes ont catégoriquement rejeté, ce jeudi, les accusations de l’Organisation des Nations unies (ONU) concernant des victimes civiles lors d’opérations militaires ciblant Boko Haram dans la région du bassin du lac Tchad. N’Djamena a cependant confirmé sa volonté d’ouvrir des enquêtes approfondies.N’Djamena défend l’intégrité de ses troupesLe porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Chérif Mahamat, a vivement critiqué les accusations portées contre l’armée nationale, qu’il qualifie de tentatives de « salir la réputation des forces tchadiennes ». Il a réaffirmé que les militaires tchadiens agissent avec « un professionnalisme exemplaire » dans la lutte antiterroriste au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Ces déclarations font suite à un communiqué du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU évoquant des frappes attribuées aux armées du Tchad et du Nigeria, ayant prétendument causé la mort de plusieurs dizaines de civils dans le nord-est du Nigeria.L’ONU exige des investigations transparentesLe Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a appelé mardi les gouvernements tchadien et nigérian à mener des enquêtes « rapides, rigoureuses, indépendantes et impartiales » sur ces événements. Il a rappelé aux forces armées des deux pays l’urgence de respecter « toutes les précautions nécessaires » pour éviter les pertes civiles, insistant sur le respect du droit international humanitaire. « Les civils et leurs biens ne doivent en aucun cas être pris pour cible », a-t-il souligné. Le Tchad se dit prêt à coopérerSans reconnaître les faits reprochés, le gouvernement tchadien a assuré disposer d’une « justice indépendante » capable de conduire des enquêtes « avec la plus grande transparence ». De son côté, le Nigeria a justifié ses opérations en affirmant avoir visé une « structure terroriste avérée », occupée exclusivement par des groupes armés non étatiques.Le bassin du lac Tchad, un foyer jihadiste persistantDepuis quinze ans, cette région marécageuse, partagée entre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad, constitue l’un des principaux foyers d’activité des groupes jihadistes en Afrique. Elle sert de refuge aux combattants de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Les armées régionales y mènent des opérations régulières contre ces groupes, dans un contexte sécuritaire particulièrement volatile. Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)InternationalTous les articles