Tchad : classement préoccupant sur les droits économiques des femmes en Afrique A la Une Par Oumou Salifou - 14 mai 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture2 min×1 Le Tchad peine à progresser sur l’égalité économique femmes-hommes Le dernier classement de la Banque mondiale sur les droits économiques des femmes en Afrique révèle une situation contrastée. Si certains pays africains enregistrent des progrès notables, le Tchad se distingue par son retard persistant. Avec un score de 51,40 sur 100, le pays se classe 36e sur 54 économies africaines, derrière le Burundi (52,68 points) et devant le Botswana et le Nigeria (51,10 points chacun). Un écart flagrant avec les leaders africains L’île Maurice domine largement le classement avec 82,30 points, suivie du Togo (79,33 points) et de la Côte d’Ivoire (78,25 points). La Zambie et l’Afrique du Sud complètent le top 5. Ces pays se distinguent par des réformes ambitieuses couvrant la mobilité, le travail, le mariage et l’entrepreneuriat. Le Tchad, lui, reste à la traîne malgré une légère amélioration dans certains domaines. Des avancées limitées malgré des efforts Avec un score inférieur à la moyenne africaine (67 points) et mondiale, le Tchad affiche des résultats mitigés. Une législation contre le harcèlement sexuel dans les lieux publics a été adoptée, mais d’autres lacunes majeures persistent. L’accès au crédit, la protection contre les discriminations professionnelles, les droits parentaux et la reconnaissance des droits de propriété et d’héritage restent des points faibles. Ces obstacles freinent l’autonomie économique des femmes tchadiennes, majoritaires dans les secteurs de l’agriculture et de l’économie informelle. Un décalage entre les lois et leur application Le rapport met en lumière un problème récurrent en Afrique : l’écart entre les textes législatifs et leur mise en œuvre. À l’échelle mondiale, seulement la moitié des lois favorables à l’égalité sont effectivement appliquées. Pour le Tchad, ce classement représente à la fois un constat alarmant et un appel à l’action. Des réformes ciblées sur l’accès au financement, la protection contre les violences et la reconnaissance des droits fonciers pourraient transformer la situation et favoriser une croissance plus inclusive. Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)A la UneTous les articles