2 juin 2026

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Sénégal Maroc polémique finale can 2025

Sénégal Maroc : une finale de la can 2025 au cœur de tensions judiciaires

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 entre le Sénégal et le Maroc reste un sujet brûlant, marqué par des décisions controversées et des rebondissements judiciaires. Le 17 mars, la Confédération africaine de football (CAF) a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (score de 3-0), malgré la victoire sénégalaise sur le terrain (1-0). Cette décision a provoqué une onde de choc, poussant la Fédération sénégalaise de football (FSF) à saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester cette issue.

Parallèlement, la situation des supporters sénégalais, impliqués dans les incidents survenus lors de cette finale, continue de faire débat. Dix-huit d’entre eux, accusés de hooliganisme, ont été condamnés en première instance le 19 février à des peines allant de trois mois à un an de prison. Leur procès en appel, qui s’est tenu à Rabat ce lundi, a relancé les discussions autour de leur culpabilité et des sanctions encourues.

Lors de l’audience, les avocats des supporters ont présenté une défense argumentée, évoquant des circonstances atténuantes. Selon eux, leurs clients auraient été contraints de pénétrer sur la pelouse en raison d’un mouvement de foule ou pour se protéger de jets de projectiles et de crachats. « Il y a eu des erreurs, les personnes impliquées dans ces événements se trouvent au Sénégal et ne sont pas présentes ici », a déclaré l’un de leurs représentants, Patrick Kabou, à l’AFP. La défense a également réclamé l’examen des vidéos des incidents afin d’identifier formellement les accusés, une demande rejetée par le parquet au motif que « le monde entier a vu ces images en direct ».

Du côté du parquet, les réquisitions sont sans équivoque : un durcissement des peines, avec des demandes allant jusqu’à deux ans de prison ferme. Les supporters sont poursuivis pour des faits graves, incluant des violences envers les forces de l’ordre, l’invasion de terrain et des jets de projectiles. Leur libération, initialement prévue pour samedi prochain, pourrait être retardée si les sanctions sont alourdies.

une bataille procédurale sans précédent

Cette affaire met en lumière les divergences entre les parties prenantes. D’un côté, la FSF et les avocats des supporters, qui dénoncent une instrumentalisation des faits et une justice expéditive. De l’autre, le parquet marocain, déterminé à faire appliquer la loi et à sanctionner les comportements violents. Les prochaines étapes judiciaires seront déterminantes pour clore ce dossier complexe, qui dépasse le cadre sportif pour s’inscrire dans une problématique plus large de sécurité et de gestion des événements.

le rôle clé du tribunal arbitral du sport

Le TAS, saisi par la FSF, devra trancher sur la légitimité de la décision de la CAF. Cette instance, reconnue pour son indépendance, pourrait soit confirmer la victoire marocaine sur tapis vert, soit réexaminer les preuves et rendre un verdict inédit. Quelle que soit sa décision, elle aura un impact majeur sur la crédibilité des instances africaines de football et sur la perception des supporters en Afrique.

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