21 mai 2026

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Sénégal : la Tabaski reportée au 28 mai 2026 après l’absence du croissant lunaire

Sénégal : la Tabaski reportée au 28 mai 2026 après l’absence du croissant lunaire

Le croissant lunaire annonçant le début du mois sacré de Dhul Hijja n’a pas été visible au-dessus du ciel du Sénégal ce dimanche 17 mai 2026, confirmant ainsi un décalage dans le calendrier islamique local. Une situation qui a conduit les autorités religieuses à ajuster la date de la célébration de la Tabaski, l’une des fêtes majeures de l’islam.

croissant lunaire Sénégal 2026

Une célébration de l’Aïd el-Adha fixée au 28 mai 2026

Face à cette absence de visibilité, les responsables religieux sénégalais ont déterminé que le jour d’Arafat sera observé le mercredi 27 mai 2026, tandis que la Tabaski sera célébrée le jeudi 28 mai 2026. Ces dates s’appliquent à la majorité des confréries présentes dans le pays, reflétant une tradition ancrée dans l’observation locale du croissant lunaire.

Cette décision met en lumière une fois de plus les divergences entre les méthodes de détermination des dates religieuses à travers le monde musulman. Certaines nations, comme l’Arabie Saoudite, privilégient des calculs astronomiques précis, tandis que d’autres, comme le Sénégal, s’appuient sur l’observation directe de la lune par des comités locaux. Ce choix peut entraîner des écarts dans les célébrations d’une année à l’autre.

Pourquoi ces différences de calendrier ?

Les variations dans la fixation des dates de l’Aïd el-Adha s’expliquent principalement par deux approches distinctes :

  • L’observation visuelle : prônée par plusieurs pays africains et asiatiques, cette méthode repose sur le témoignage des fidèles ou des autorités religieuses ayant aperçu le croissant lunaire. Elle peut être influencée par les conditions météorologiques ou la localisation géographique.
  • Les calculs astronomiques : adoptés par certains États, notamment en Occident ou au Moyen-Orient, ces calculs permettent une prédiction scientifique des phases lunaires, offrant ainsi une date fixe bien avant l’événement.

Au Sénégal, la Commission nationale de détermination du calendrier islamique joue un rôle central dans cette démarche, en analysant les rapports d’observation avant de valider officiellement les dates des fêtes religieuses.

Cette année encore, la question du croissant lunaire a suscité des débats, rappelant l’importance de l’unité dans la pratique religieuse tout en respectant les spécificités locales.

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