25 septembre 2026

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Réforme électorale au Sénégal : les réactions enflammées après la proposition d’un scrutin 100% proportionnel

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Décryptage des répercussions : depuis l’annonce de sa réforme électorale par Khalidou dit Mbaye Sokoma, le Sénégal s’embrase. Le président du Mouvement Patriotique pour un Développement Durable (MPPD) / AND DEFAR SUNU REEW propose une refonte majeure du système politique, avec des réactions vives des acteurs locaux et des experts. Tour d’horizon des enjeux et des perspectives qui s’ouvrent après cette initiative.

Une réforme électorale sous le feu des projecteurs

Les élections législatives et municipales au Sénégal reposent aujourd’hui sur un système mixte, où la majorité des sièges sont attribués au scrutin majoritaire à un tour, tandis que le reste est réparti à la proportionnelle. Cette organisation, critiquée pour son manque de représentativité, est au cœur du débat lancé par Khalidou dit Mbaye Sokoma. Son objectif ? Instaurer un scrutin proportionnel intégral, afin que chaque voix compte et que la composition des assemblées reflète davantage la diversité des suffrages exprimés.

Pour étayer sa proposition, il met en avant les limites du système actuel : une représentation souvent éloignée des réalités territoriales et des attentes citoyennes. « Les électeurs doivent se reconnaître dans leurs élus », souligne-t-il, insistant sur la nécessité de repenser le lien entre le citoyen et ses représentants.

Cinq mesures clés pour une démocratie plus transparente

Le projet de Khalidou dit Mbaye Sokoma s’articule autour de cinq axes majeurs, chacun portant en lui une promesse de réforme et de renouveau. Voici comment ces propositions pourraient transformer le paysage politique sénégalais.

1. Le scrutin proportionnel intégral : une révolution en marche ?

L’une des pierres angulaires de sa réforme consiste à généraliser le scrutin proportionnel à toutes les élections. Pour les législatives et les locales, cette mesure vise à garantir une répartition des sièges fidèle aux résultats électoraux, tout en redonnant une légitimité aux partis émergents et aux indépendants. Finies les élections où une petite différence de voix peut exclure des millions de citoyens de la représentation.

Cette proposition ne se limite pas à une simple modification technique. Elle s’accompagne d’une volonté de rompre avec l’emprise des appareils partisans. Khalidou dit Mbaye Sokoma propose d’ouvrir les candidatures aux mouvements citoyens, aux candidats indépendants et, sous conditions strictes, à la société civile et aux services étatiques compétents. L’idée ? Ancrer la politique dans les territoires et redonner du pouvoir aux citoyens.

2. Des députés ancrés dans leur territoire

Autre cible de sa réforme : le rôle du député. Aujourd’hui, nombreux sont ceux perçus comme des relais des partis plutôt que comme des représentants de leur circonscription. Khalidou dit Mbaye Sokoma veut briser ce modèle. Pour lui, le député doit être avant tout un élu territorial, identifiable et redevable à ses administrés. Les partis conserveraient un rôle d’accompagnement, mais ne détiendraient plus le monopole de la représentation.

Cette transformation implique une redéfinition du mandat législatif : des comptes rendus réguliers, une transparence accrue et une implication directe dans les projets locaux. L’objectif ? Créer des députés plus proches des réalités vécues par les citoyens, et moins dépendants des logiques partisanes.

3. Un scrutin local stabilisé par un second tour

Les élections municipales et départementales pourraient également bénéficier de cette refonte. Khalidou dit Mbaye Sokoma suggère d’introduire un second tour lorsque aucune liste n’obtient la majorité absolue (50 % des suffrages) au premier. Cette mesure vise à éviter les assemblées fragmentées et à renforcer la stabilité des exécutifs locaux, tout en évitant l’instabilité politique.

Une telle réforme n’est pas anodine. Elle nécessiterait une étude approfondie de ses impacts juridiques et financiers, mais elle offre une piste pour concilier démocratie locale et efficacité administrative.

4. Une administration électorale territorialisée

Pour concrétiser cette vision, Khalidou dit Mbaye Sokoma propose de renfoncer le rôle des préfets et des sous-préfets dans l’organisation des élections. Sous le contrôle du dispositif national, ces acteurs locaux pourraient favoriser le dialogue avec les collectivités de base et garantir une meilleure proximité entre le citoyen et le processus électoral. L’accent est mis sur l’impartialité et l’égalité de traitement, deux piliers essentiels pour crédibiliser le scrutin.

5. Kaolack : un laboratoire pour une nouvelle gouvernance urbaine

Kaolack, avec son étendue de près de 6 959 hectares et sa population de 1 336 720 habitants, incarne les défis et les opportunités d’une telle réforme. L’auteur de la proposition suggère la création de trois ou quatre communes d’arrondissement ou entités municipales de proximité. Cette segmentation, basée sur des critères rigoureux (démographie, infrastructures, ressources fiscales), vise à rapprocher l’administration des citoyens et à améliorer la qualité des services publics.

Pour Khalidou dit Mbaye Sokoma, cette mutation serait un exemple à suivre pour d’autres villes du Sénégal, permettant d’adapter la gouvernance aux réalités locales et de renforcer la cohésion sociale.

Des réactions contrastées : entre espoir et scepticisme

Dès l’annonce de sa réforme, les réactions ont fusé. Certains y voient une avancée historique pour la démocratie sénégalaise, tandis que d’autres expriment des réserves, parfois des critiques acerbes. Les partis traditionnels, habitués à un système qui les avantage, s’interrogent sur les conséquences d’un tel changement. Comment s’adapter à une représentation plus équitable ? Comment maintenir leur influence dans un paysage politique remanié ?

Les citoyens, eux, semblent partagés. Si l’idée d’une démocratie plus transparente et plus représentative séduit, la question de sa mise en œuvre suscite des interrogations. Comment éviter les pièges de la bureaucratie ? Comment garantir que cette réforme ne servira pas d’autres intérêts que ceux des citoyens ?

Et maintenant ? Les prochaines étapes d’un débat national

Pour Khalidou dit Mbaye Sokoma, le débat doit désormais s’élargir. Une réflexion nationale, pluraliste et documentée, s’impose pour doter le Sénégal d’un système électoral où chaque voix compte. L’objectif n’est pas seulement technique, mais profondément politique : restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions.

Les prochains mois seront décisifs. Des ateliers, des conférences et des consultations citoyennes pourraient être organisés pour affiner les propositions et les adapter aux réalités du terrain. Une chose est sûre : cette réforme, si elle est adoptée, pourrait marquer un tournant dans l’histoire politique du Sénégal.

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