Port-hélicoptères Mistral : cinq jours de coopération militaire intense au Sénégal International Par Oumou Salifou - 3 octobre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture4 min×1 Le porte-hélicoptères Mistral de la Marine nationale française accoste aujourd’hui à Dakar pour une escale opérationnelle de cinq jours. Cette visite, loin d’être symbolique, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités militaires communes entre la France et le Sénégal. Pour la première fois depuis le retrait des bases françaises en 2025, ce bâtiment emblématique déploie un programme d’activités conjointes axé sur l’entraînement tactique, la coordination maritime et l’échange d’expertises. Une mission conçue pour des résultats concrets Conçu pour mener des opérations combinées, le Mistral transporte hélicoptères, troupes et véhicules blindés. Son arrivée au port de Dakar marque le coup d’envoi d’exercices ciblés intégrant des manœuvres terrestres et navales. Les forces armées des deux pays unissent leurs moyens pour tester leur interopérabilité dans des scénarios réalistes, incluant des déplacements entre Dakar et le Centre de Mont-Rolland, près de Thiès. Cette escale confirme la volonté des deux nations de maintenir une coopération opérationnelle active, malgré l’absence de bases permanentes françaises sur le sol sénégalais depuis plus d’un an. Les autorités locales soulignent l’importance de ces activités pour sécuriser les zones côtières et renforcer la stabilité régionale. Des exercices tactiques au cœur de la stratégie Interventions terrestres coordonnées : des unités des deux armées mènent des opérations tactiques sur le territoire sénégalais, avec un accent sur la réactivité et la synergie des moyens. Logistique et mobilité : transport de troupes et de matériel via le Mistral, validant ainsi les procédures d’embarquement et de débarquement en conditions réelles. Échanges professionnels intensifs : officiers et sous-officiers participent à des sessions de formation conjointe, partageant bonnes pratiques et retours d’expérience. La dimension navale, pilier de l’entraînement commun Au large des côtes sénégalaises, les marines française et sénégalaise unissent leurs forces pour une série de manœuvres navales. Ces exercices visent à perfectionner la coordination entre les équipages dans des contextes variés : surveillance maritime, lutte contre les trafics illicites et gestion de crises en zone côtière. La maîtrise de ces compétences est essentielle pour répondre aux enjeux actuels de sécurité dans le golfe de Guinée. Un volet académique et opérationnel complémentaire L’escale du Mistral ne se limite pas aux activités sur le terrain. Programmes d’échange avec le Service de santé des Armées, visites des écoles militaires et rencontres entre états-majors complètent le dispositif. Ces interactions permettent aux militaires des deux pays de comprendre les méthodes de travail de leurs homologues et d’identifier des axes d’amélioration concrets. Cette visite s’inscrit dans la continuité d’une coopération bilatérale réinventée depuis 2025. Le Sénégal, désormais pleinement autonome sur le plan militaire, utilise ces exercices comme levier pour consolider ses alliances stratégiques et renforcer son rôle dans la sécurité régionale. De son côté, la France réaffirme son engagement aux côtés de partenaires africains clés, tout en ajustant ses modalités d’intervention à une nouvelle ère géopolitique. Par Oumou Salifou — Journaliste Suivre ce sujetRecevez les derniers articles dans votre lecteur RSSInternationalTous les articles