16 juillet 2026

Eveil des Nations

Média panafricain dédié à l'éveil politique et culturel des nations africaines.

Plainte contre Ousmane Sonko pour propos sur Touba : le parquet de Dakar saisi

Une démarche judiciaire a été engagée au Sénégal concernant les propos tenus par Ousmane Sonko sur l’entrée présumée d’« argent sale » dans la ville sainte de Touba. Une plainte a été enregistrée auprès du parquet de Dakar, marquant ainsi le début d’une procédure visant à éclaircir la portée de ces déclarations.

Dans une lettre envoyée au procureur de la République du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, le Collectif des petits-fils de Serigne Touba a sollicité l’ouverture d’une enquête. Le document, daté du 14 juillet 2026, porte un cachet confirmant son dépôt le lendemain au parquet. Signée par Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso, cette plainte s’appuie sur des éléments jugés particulièrement graves par ses auteurs.

Des déclarations controversées au cœur de la plainte

Selon les plaignants, Ousmane Sonko aurait affirmé, lors de l’inauguration du siège de son parti le PASTEF, que « de l’argent sale est entré dans la ville sainte de Touba ». Ces propos, considérés comme une atteinte à l’image et à la réputation de la cité religieuse, auraient également pour effet de jeter le discrédit sur sa communauté.

Les signataires de la plainte rappellent que Touba, fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, repose sur des valeurs de foi, d’intégrité et de justice. Ils estiment que les déclarations de Ousmane Sonko sapent ces principes fondamentaux et nuisent à la dignité de ses habitants.

Une demande d’enquête et d’audition

Les plaignants réclament une investigation rapide pour déterminer la véracité et le contexte des propos attribués à Ousmane Sonko. Ils demandent également son audition afin qu’il puisse expliquer ses déclarations et produire, le cas échéant, les preuves étayant ses allégations.

Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba insiste sur la nécessité de mener toutes les vérifications nécessaires pour établir si les faits dénoncés sont fondés ou, au contraire, infondés. Cette démarche s’inscrit dans un cadre strictement juridique, sans présupposer des qualifications pénales avant l’aboutissement de l’enquête.

Des éléments de preuve annoncés

Les auteurs de la plainte affirment disposer de plusieurs éléments pour étayer leur démarche, notamment des enregistrements vidéo des déclarations, leur retranscription, ainsi que des documents complémentaires. Ces pièces pourraient jouer un rôle clé dans la manifestation de la vérité.

Pour l’heure, il s’agit d’une demande d’ouverture d’enquête. Les qualifications pénales évoquées par les plaignants, telles que la diffamation ou la diffusion de fausses nouvelles, ne sont pas encore retenues par une autorité judiciaire.

Copyright © All rights reserved. | Newsphere par AF themes