Ousmane Sonko rappelle l’importance du respect religieux lors d’un rassemblement politique
Un rappel solennel lors d’un événement partisan
Lors d’un rassemblement organisé à Khombole pour le lancement des opérations de vente des cartes de membre de son parti, Pastef, le président Ousmane Sonko a tenu à recentrer le débat sur un point crucial de respect religieux. Son intervention a fait suite à une prise de parole de l’ex-ministre Maimouna Dièye, dont les propos ont suscité une réaction immédiate.
Une référence religieuse jugée inappropriée
En s’adressant à l’assistance, Maimouna Dièye avait marqué son intervention par une formule devenue récurrente dans certains discours : « Je m’exprime sous la présence de Seydina Ousmane Sonko Salalahou Aleyhi Wa Salam. » Une expression qui, bien que courante dans certains contextes, a été immédiatement désapprouvée par le leader de Pastef.
Le leader de Pastef clarifie sa position
Face à cette référence, Ousmane Sonko a pris la parole pour rappeler les limites à ne pas franchir. « Cette affection que certains portent en moi peut parfois pousser à des excès, a-t-il souligné. Ma sœur Maimouna Dièye, en joignant mon nom à cette formule, a outrepassé ce qui est acceptable. Ma téyé sama Guémign. »
Il a ensuite insisté sur la nécessité de réserver cette expression sacrée exclusivement au Prophète Mohammed. « Cette évocation est réservée à celui que nous vénérons. Je ne suis pas à ce niveau, et ne le serai jamais », a-t-il affirmé, sous les applaudissements nourris des militants présents.
Une tournée politique qui se poursuit
Cette clarification s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale de mobilisation pour la vente des cartes de membre de Pastef. Après Khombole, Ousmane Sonko doit se rendre dans plusieurs localités, dont Bargny, Bambey et Sébikhotane, pour renforcer l’engagement des militants et des sympathisants.