23 juin 2026

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Ousmane Sonko dément catégoriquement un ultimatum au président du Sénégal

Ousmane Sonko dément catégoriquement un ultimatum au président du Sénégal

Ousmane Sonko lors d'une séance parlementaire

Face aux spéculations politiques persistantes, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a balayé d’un revers de main les accusations d’un prétendu ultimatum adressé au chef de l’État. Une clarification nécessaire pour apaiser les tensions autour du processus de révision constitutionnelle.

Lors d’une séance plénière dédiée à l’examen des textes relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale, Ousmane Sonko a pris la parole pour dissiper toute ambiguïté concernant la procédure de révision constitutionnelle. Il a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles le Parlement aurait exercé une pression sur le président de la République.

« C’est une fake news de prétendre que nous avons formulé un ultimatum au président », a-t-il déclaré avec fermeté. Le président de l’Assemblée nationale a tenu à rappeler que la démarche parlementaire s’inscrit pleinement dans le cadre des prérogatives constitutionnelles, sans aucune intention de confrontation avec l’exécutif. Son objectif ? Faire avancer un projet institutionnel largement débattu depuis plusieurs mois.

Pour étayer sa position, Ousmane Sonko a souligné que la révision constitutionnelle relève du pouvoir constituant dérivé, strictement encadré par la Constitution et les décisions de justice. Il a notamment cité la décision du Conseil constitutionnel du 18 janvier 2006, qui confirme la légitimité de l’Assemblée nationale à engager une telle procédure avec une majorité qualifiée.

Aucune crise institutionnelle à signaler

Le président de l’Assemblée nationale a vivement réagi aux interprétations politiques évoquant des tensions entre les pouvoirs publics. Selon lui, ces spéculations n’ont aucun fondement : « Il n’y a pas de crise au sommet de l’État, mais un dialogue normal entre les institutions ». Il a précisé que chaque organe constitutionnel exerce ses compétences sans empiéter sur celles des autres, sous le contrôle du Conseil constitutionnel.

En réponse aux craintes d’un affrontement institutionnel, Ousmane Sonko a assuré que la procédure en cours ne constitue ni une usurpation ni une tentative de pression sur l’exécutif. « Ceux qui s’attendent à une crise institutionnelle peuvent chercher ailleurs », a-t-il lancé pour clore son intervention, réaffirmant que le processus parlementaire suivra son cours, conformément aux règles en vigueur.

En conclusion, il a insisté sur la stabilité des mécanismes institutionnels et sur le respect strict de la Constitution, garantissant ainsi la légitimité de chaque étape du processus.

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