Nigeria : 360 otages de Boko Haram enfin libérés dans le nord-est A la Une Par Ali Mahamane - 7 juin 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 Plusieurs centaines de personnes enlevées au début de l’année par le groupe djihadiste Boko Haram dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, ont retrouvé la liberté, ont annoncé l’armée et des sources locales.Depuis 2009, l’insurrection djihadiste menée par Boko Haram, puis par son rival l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), a provoqué des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés dans cette région du pays le plus peuplé d’Afrique.Les enlèvements de masse, souvent suivis de libérations contre rançon, sont une pratique courante des islamistes. Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (BOSYA), a indiqué avoir obtenu la libération de 416 femmes et enfants enlevés à Ngoshe.Deux nourrissons décédés« Ils ont été libérés samedi », a-t-il précisé. Le sénateur de l’État de Borno, Mohammed Ali Ndume, a confirmé cette information.Dans un communiqué distinct, l’armée a évoqué un nombre de 360 personnes libérées non pas par Boko Haram, mais lors d’une « opération » menée « grâce au renseignement ». Les forces armées ont expliqué avoir recueilli des informations et mené des « opérations psychologiques » pour semer la « méfiance au sein des insurgés » avant « le début de la phase d’assaut ».Les victimes étaient détenues « dans des conditions difficiles après avoir été enlevées dans plusieurs communautés, en particulier dans l’axe de Ngoshe », selon le communiqué militaire.« Malheureusement, deux nourrissons sont morts d’épuisement à cause de la longue captivité et des conditions difficiles », a indiqué sur les réseaux sociaux Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu, qui a également donné le chiffre de 360 personnes libérées.Les rançons, une pratique couranteLe village de Ngoshe se trouve à moins de dix kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, un bastion de Boko Haram, et a été la cible d’attaques répétées.Le responsable de l’organisation de jeunesse a déclaré ne pas connaître les circonstances exactes de la libération. Son organisation, BOSYA, qui avait établi des canaux de communication entre les ravisseurs et les familles, n’a pas fourni de détails.Les autorités démentent verser des rançons, mais des analystes affirment que c’est une pratique courante, tant de la part du gouvernement que des familles des victimes. Environ 1,66 million de dollars auraient ainsi été versés en rançons de juillet 2024 à juin 2025 à divers groupes armés nigérians, incluant djihadistes, « bandits » et séparatistes, selon un rapport du cabinet SBM Intelligence basé à Lagos. Par Ali Mahamane — Reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)A la UneTous les articles