28 mai 2026

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Niger : les mensonges du général tiani sur l’affaire pascal tigri démasqués

L’affaire Pascal Tigri au Niger : quand les faits déjouent les déclarations du général Tiani

Le lieutenant-colonel Pascal Tigri, figure centrale d’une tentative de putsch avortée au Bénin le 7 décembre 2025, reste introuvable. Pourtant, derrière les discours officiels de Niamey, une réalité bien moins reluisante émerge. Les analyses des spécialistes et les mouvements frontaliers pour le moins troubles révèlent une stratégie de dissimulation orchestrée par la junte nigérienne.

Des frontières nigériennes ouvertes à dessein : une preuve accablante

La version nigérienne, selon laquelle le pays n’aurait aucun lien avec la cavale de Pascal Tigri, s’effondre sous le poids des preuves. Un économiste français ayant exercé des fonctions au Niger, Olivier Vallée, a balayé d’un revers de main les affirmations officielles en confirmant la présence avérée du militaire béninois sur le territoire nigérien.

Les incohérences dans la gestion des frontières n’ont pas tardé à attirer l’attention. Alors que les postes frontaliers étaient grand ouverts la veille de l’opération au Bénin, ils ont été brutalement verrouillés dès l’échec de celle-ci. Cette séquence suspecte trahit une volonté délibérée de faciliter le repli de Pascal Tigri sur le sol nigérien. Selon les dernières investigations d’Olivier Vallée, c’est bien depuis le Niger que le fugitif a organisé sa fuite, avant de disparaître vers d’autres horizons. « Il n’est plus au Niger aujourd’hui, probablement dans l’AES, mais y a bien transité », souligne l’expert.

Si l’administration centrale nie toute implication directe, la synchronisation entre ces manœuvres frontalières et l’accueil du militaire trahit une complicité locale, voire une protection officieuse que Niamey s’évertue à nier.

Normalisation diplomatique : un masque qui se fissure

Ces révélations interviennent à un moment où le Niger tente de restaurer son image sur la scène internationale. Le 24 mai, le Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, participait à l’investiture du président béninois Romuald Wadagni, symbolisant une volonté de réconciliation. Pourtant, cette mise en scène ne peut effacer les agissements réels du régime.

Alors que les autorités béninoises offrent une récompense de 20 millions de francs CFA pour la capture de Pascal Tigri, le Niger se retrouve pris au piège de ses propres contradictions. Entre les mouvements frontaliers suspects et l’asile temporaire accordé au fugitif, la duplicité du pouvoir à Niamey est désormais exposée au grand jour, risquant de compromettre cette fragile réconciliation.

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