2 juin 2026

Eveil des Nations

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L’ONU s’inquiète de la dérive autoritaire et de la suspension des élections au Mali

Les Nations Unies expriment une vive préoccupation face à l’évolution de la trajectoire politique au Mali. Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’homme, a fermement critiqué l’arrêt prolongé du processus électoral ainsi que le durcissement des mesures répressives visant les acteurs de la société civile.

Elections suspendues et répression : l'ONU tire la sonnette d'alarme sur la situation au Mali

L’organisation internationale pointe du doigt un climat délétère. Ce jeudi 4 septembre, les services de Volker Türk ont dénoncé le report sine die des scrutins et une « intensification de la répression ». Selon le Haut-Commissaire, les cadres législatifs instaurés récemment pourraient entraver durablement les libertés fondamentales dans le pays. Il appelle donc les autorités de transition à abroger ces textes jugés liberticides sans plus attendre.

Un pouvoir consolidé et des scrutins à l’arrêt

Depuis juillet, la donne politique a changé avec la promulgation d’une loi par le général Assimi Goïta. Ce dernier, aux commandes de la junte depuis 2021, dispose désormais d’un mandat présidentiel sans limite définie. Pour l’ONU, cette mutation juridique ferme la porte à toute alternance démocratique crédible, privant les citoyens maliens de leur droit de vote et de participation à la vie publique. Volker Türk insiste sur la nécessité de revenir sur ces dispositions qui contreviennent aux standards internationaux.

Parallèlement, la vie politique est paralysée depuis la dissolution des partis actée en mai dernier, une affaire qui est actuellement entre les mains de la Cour Constitutionnelle.

Dénonciation d’une justice instrumentalisée

Le tableau se noircit également sur le front des libertés individuelles. Plusieurs personnalités ont été privées de liberté, à l’instar de l’ancien Premier ministre Choguel Maïga ou du militant anti-corruption Clément Dembélé. Ces interpellations, souvent justifiées par des motifs vagues d’atteinte à l’autorité de l’État, sont perçues par les Nations Unies comme une volonté manifeste de faire taire toute voix discordante.

Le Haut-Commissaire réclame la libération immédiate des personnes incarcérées arbitrairement et exhorte le pouvoir à cesser d’utiliser l’appareil judiciaire pour réprimer la dissidence politique et sociale au Mali.

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