7 juillet 2026

Eveil des Nations

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Les avocats marocains entament un rassemblement permanent devant le Parlement pour faire tomber le projet de loi sur les avocats

Brassards rouges noués autour du bras, les avocats en grève illimitée depuis plusieurs jours se sont de nouveau rassemblés, lundi 6 juillet, devant le Parlement à Rabat. Déterminés à poursuivre leur mobilisation, ils dénoncent ce qu’ils qualifient de «recul démocratique» et continuent de réclamer le retrait du projet de loi encadrant leur profession.

Les robes noires, venues en nombre à ce rassemblement, reprochent au texte de porter atteinte à leur indépendance à l’égard du parquet général et du ministère de la Justice, notamment à travers les dispositions relatives au régime disciplinaire. Elles dénoncent également le transfert au ministère de la Justice des prérogatives en matière de formation des avocats, ainsi que les nouvelles dispositions régissant l’accès à la profession, dont l’abaissement de l’âge des candidats au concours de qualification.

Jeudi dernier déjà, lors d’un précédent rassemblement devant le Parlement, les représentants de la profession avaient haussé le ton, affirmant que «la bataille ne fait que commencer» et menaçant de durcir leur mouvement tant que le texte ne serait pas retiré.

Interrogé par Le360, Aziz Rouibah, bâtonnier de Rabat, a réaffirmé la détermination des avocats à poursuivre leur mobilisation. «Nous sommes menacés dans notre existence même», a-t-il déclaré, estimant que certains acteurs cherchent «la mise à mort symbolique de cette profession». «Il est crucial, nécessaire et de notre devoir moral de faire face à cette offensive législative féroce menée contre la profession d’avocat», a ajouté le membre de l’Association des barreaux du Maroc.

Dans le même esprit, Me Mounir Belghiti, membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Rabat, a expliqué que ce rassemblement, dont la durée dépendra de l’évolution des débats parlementaires, constitue «un ultime appel» aux parlementaires. Selon lui, la future législation doit demeurer «celle de la patrie, celle de l’avenir, qui prend en compte l’intérêt général», plutôt que d’être guidée par «des rancœurs personnelles».

À ses yeux, le blocage est avant tout une crise de confiance. «Si nous cessons de donner du sens au consensus et à la législation, en laissant place à des lois sur mesure conçues pour des situations particulières et exceptionnelles, nous détruirons un pilier fondamental de la démocratie

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