Le Tchad quitte la CPI, dénonçant une justice « à géométrie variable »
Le gouvernement tchadien rejoint les critiques envers la Cour pénale internationale
Le Gouvernement de la République du Tchad a officiellement notifié, le 27 juillet 2026, au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, sa décision souveraine de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). La décision est prise en raison d’un bilan jugé insatisfaisant de la juridiction internationale.
Les autorités tchadiennes accusent la CPI d’une « sélectivité indéniable » ciblant principalement le continent africain. Selon les statistiques publiées par la CPI, 33 États africains sont parties au Statut de Rome et ont ouvert des enquêtes, mais la plupart ne mènent pas à un verdict définitif.
Le gouvernement tchadien réaffirme son attachement à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves, mais estime que les juridictions nationales et les mécanismes judiciaires africains disposent désormais de capacités croissantes pour assumer pleinement cette mission.
Un retrait « souverain »
Le gouvernement tchadien justifie son retrait du Statut de Rome en soulignant que l’efficacité de la CPI est demeurée limitée et à géométrie variable au regard des attentes qui avaient présidé à sa création.