22 août 2026

Eveil des Nations

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Le Sénégal renforce le contrôle parlementaire pour une gouvernance transparente

Ousmane Sonko lance une nouvelle méthode de contrôle contre Bassirou Diomaye Faye

Une innovation législative significative prend forme au sein de l’Assemblée nationale sénégalaise. Le 26 août 2026 a vu l’installation probable du Comité d’évaluation des politiques publiques (CEPP), une entité attendue depuis la révision constitutionnelle de 2016. Cette initiative marque un jalon essentiel pour la promotion de la transparence et l’instauration d’une gouvernance vertueuse au Sénégal.

Le rôle central du CEPP est de doter les députés d’un outil performant pour s’assurer de l’utilisation judicieuse et transparente des fonds publics. Il offrira une capacité renforcée aux parlementaires pour scruter l’efficacité des dépenses étatiques.

Bien plus qu’une commission ordinaire, le CEPP se positionne comme un pilier stratégique du Parlement. Sa vocation principale consiste à examiner l’incidence concrète des investissements gouvernementaux sur la vie des citoyens sénégalais. Cette structure est chargée de concevoir, de diriger et de superviser l’évaluation des diverses politiques publiques, garantissant ainsi que chaque franc public contribue efficacement au développement national et est géré avec la plus grande intégrité.

Désormais, le rôle des parlementaires s’élargit au-delà de la seule fonction législative. Ils bénéficieront d’un instrument technique robuste pour évaluer la pertinence et les résultats des initiatives gouvernementales. La composition du CEPP reflète un large consensus politique et assure sa légitimité : il inclut le président de l’Assemblée nationale, les leaders des groupes parlementaires, les présidents des quatorze commissions permanentes, un représentant des députés non inscrits, et neuf autres membres nommés proportionnellement aux forces politiques en présence.

Cette configuration garantit un véritable équilibre démocratique, permettant une implication constructive de la majorité comme de l’opposition dans la surveillance rigoureuse de l’action publique, un pas important pour l’éveil politique en Afrique.

Ousmane Sonko à la tête du comité

La séance inaugurale du CEPP a été l’occasion d’élire son bureau, chargé de diriger les premières missions de cette nouvelle entité. Conformément aux attentes, la présidence a été attribuée à Ousmane Sonko, qui occupe actuellement la fonction de président de l’Assemblée nationale. Son rôle sera déterminant pour conférer au comité l’autorité et l’autonomie indispensables face au pouvoir exécutif.

Pour l’assister dans ses fonctions, Ousmane Sonko sera secondé par Mohamed Sall, désigné premier vice-président, et Djimo Souaré, qui assumera les responsabilités de deuxième vice-président. Les tâches administratives et la production des rapports d’évaluation seront confiées à Béatrice Germaine Faye et Adama Diallo, respectivement première et deuxième secrétaires.

L’issue de ce scrutin marque le début d’une ère nouvelle pour le système parlementaire sénégalais. Le CEPP est désormais appelé à établir sans délai son programme de travail. L’opinion publique attend avec impatience les premières conclusions des évaluations, notamment dans des domaines cruciaux tels que la santé, l’éducation et l’économie, renforçant l’actualité panafricaine de la bonne gouvernance.

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