30 juin 2026

Eveil des Nations

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Le Gabon s’engage dans un audit rigoureux de sa dette intérieure

Lors de la clôture du Gabon Economic Forum (GEF), Alain-Claude Kouakoua, président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), a mis en lumière un enjeu économique national majeur : la dette que l’administration publique accumule envers les entreprises privées gabonaises.

Bien que cette somme soit estimée depuis plusieurs années à 4 340 milliards de FCFA, Monsieur Kouakoua a suggéré qu’elle pourrait être surévaluée. Selon le responsable de la FEG, toutes les créances présentées ne sont pas nécessairement valides. De nombreux dossiers pourraient s’avérer contestables, présentant des pièces justificatives insuffisantes ou irrégulières.

Un audit conjoint, mené en collaboration avec la Task Force dédiée et le ministère de l’Économie, est désormais lancé pour opérer une distinction cruciale. Il s’agira de séparer les créances avérées, minutieusement vérifiées et acceptées par toutes les parties, des dettes incertaines qui ne feront l’objet d’aucune reconnaissance officielle. Aucun versement ne sera effectué avant l’achèvement de cette démarche d’évaluation. Une certitude émerge déjà : le montant final sera inférieur au chiffre circulant depuis de longs mois. De plus, il a été précisé qu’environ 50 % de cette dette aurait déjà été réglée depuis l’arrivée au pouvoir du CTRI en août 2023. Les entreprises ayant bénéficié de ces paiements n’auraient toutefois pas communiqué sur le sujet, entretenant ainsi une certaine confusion, a également souligné Alain-Claude Kouakoua.

Ce nouveau dispositif s’inscrit pleinement dans les recommandations du GEF 2026, qui préconise un apurement prioritaire de la dette intérieure. Cela inclut les crédits de TVA et les arriérés liés aux marchés publics, à travers des mécanismes accélérés tels que la titrisation ou l’imputation croisée. Le tout sera orchestré dans le cadre d’un programme national d’apurement, complété par un tableau de suivi public et un Comité national de suivi, qui ne sera autre que la réactivation du Club de Libreville.

Si la fiabilité des statistiques publiques et l’amélioration de la CNAMGS ont également été des sujets centraux lors des discussions, la question des créances de l’État envers le secteur privé a dominé les débats.

Pour l’économie privée gabonaise, cette annonce représente une avancée majeure. Après des années d’incertitude, de litiges et d’attente, une voie claire s’ouvre enfin vers un règlement structuré, négocié et transparent. Cette initiative est perçue par beaucoup comme la condition essentielle pour rétablir progressivement une confiance mutuelle entre l’État et les entreprises.

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