Le Gabon lance une vaste réforme pour moderniser sa sécurité intérieure Politique Par Oumou Salifou - 1 juillet 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture2 min×1 Le gouvernement du Gabon franchit une étape décisive dans la restructuration de ses forces de l’ordre. Lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026, un projet de loi de programmation sécuritaire pour la période 2026-2030 a été officiellement adopté. Cette initiative fait suite à la loi de programmation militaire votée l’an dernier et concrétise les orientations stratégiques déjà évoquées par le Vice-président Hermann Immongault en début d’année. Une réponse aux défis sécuritaires contemporains L’objectif central de cette nouvelle législation est d’ajuster les capacités d’intervention de l’État face à une criminalité de plus en plus sophistiquée. Les autorités soulignent la nécessité impérieuse de faire face à l’émergence des menaces numériques, au grand banditisme organisé et aux risques croissants pesant sur l’intégrité des citoyens. Cette feuille de route quinquennale doit servir de socle pour structurer les investissements nécessaires, accroître l’efficacité des services de police et assurer une présence plus homogène sur l’ensemble du territoire national. Modernisation et proximité : les piliers de la réforme La transformation de la Police nationale repose sur plusieurs axes fondamentaux destinés à améliorer son fonctionnement global : Le renforcement de la formation continue pour les agents de terrain. L’intégration d’outils technologiques de pointe dans les missions de surveillance et d’enquête. Le développement d’une police de proximité pour restaurer le lien de confiance avec les populations. L’intensification de la coopération technique avec des partenaires internationaux pour répondre aux enjeux transfrontaliers. Toutefois, la mise en œuvre de ce plan ambitieux rencontre un défi majeur lié au contexte budgétaire actuel. Malgré l’ampleur des besoins identifiés pour moderniser l’appareil sécuritaire, le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026 affiche une réduction des crédits alloués au secteur. Le succès de cette programmation entre 2026 et 2030 dépendra donc de la capacité de l’État à mobiliser les ressources financières indispensables pour transformer ces réformes en réalités concrètes sur le terrain. Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)PolitiqueTous les articles