2 juin 2026

Eveil des Nations

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La riposte de Kemi Seba face aux audios d’Agbaza : une confirmation involontaire

La tentative de Kemi Seba de désamorcer la polémique, lancée le vendredi 26 mars 2026, s’est rapidement transformée en un revers médiatique majeur. L’activiste panafricain, confronté à la diffusion virale d’enregistrements audio le liant au tristement célèbre « bandit Agbaza », avait choisi de répliquer par une longue vidéo sur ses plateformes. Loin d’apaiser les tensions, cette intervention a eu l’effet inverse, renforçant la conviction d’une large part de l’opinion publique quant à l’authenticité de ces audios.

La stratégie de contre-attaque de Kemi Seba

Dans une séquence vidéo de près d’un quart d’heure, sobrement mise en scène, Kemi Seba a opté pour une posture offensive. Il y dénonçait « une manipulation grossière orchestrée par des services occidentaux et leurs relais locaux », fustigeant ses détracteurs qu’il accusait de vouloir « assassiner son combat pour la souveraineté africaine ». L’appel à ses partisans était clair : « Ne tombez pas dans le piège, ils veulent nous diviser », exhortait-il.

Une reconnaissance implicite qui valide les enregistrements

Cependant, au lieu de formellement démentir le contenu des audios, Kemi Seba a, de manière implicite, confirmé leur existence. Il a admis qu’il s’agissait bien d’enregistrements « transférés », sans pour autant contester le fond des échanges ni l’authenticité des voix. En qualifiant ces extraits sonores de « détournés » ou « manipulés », tout en reconnaissant leur circulation, il a involontairement validé sa présence en tant qu’interlocuteur d’Agbaza. Cette semi-reconnaissance a agi comme un véritable boomerang : loin de semer le doute sur la véracité des fichiers, elle a achevé de les crédibiliser aux yeux du grand public.

Le verdict implacable de l’opinion publique et des experts

La réaction du public ne s’est pas fait attendre. Sur des plateformes comme X (anciennement Twitter), TikTok et WhatsApp, les commentaires ont été massivement négatifs et sans appel. Des milliers de messages, partagés de Cotonou à Dakar, en passant par Paris et Bruxelles, martelaient des interrogations similaires : « Il n’a rien démenti de concret », « En reconnaissant des audios transférés, il en valide l’authenticité », « Pourquoi ne porte-t-il pas plainte si les audios sont faux ? », « Plus il s’exprime, plus cela sonne juste ». L’engouement a été tel que des mèmes ont rapidement émergé, superposant l’image de Kemi Seba à des extraits des enregistrements originaux. Le hashtag #AudiosAuthentiques a dépassé les 2,5 millions de vues en moins de douze heures.

Des analystes et figures de la société civile, parfois même non hostiles à l’activiste, ont également exprimé de vives critiques. Un juriste béninois, interrogé sur la situation, a souligné : « En droit, pour nier une preuve, il faut la démonter point par point. Ici, il a fait l’inverse : il a crié à la conspiration sans jamais expliquer pourquoi sa voix, son phrasé, ses tics de langage et des détails précis de la conversation correspondaient exactement aux enregistrements ». Habib Ahandessi, un ancien collaborateur de Kemi Seba, a renchéri : « C’est bien plus qu’un aveu. En admettant l’existence de ces audios comme des transferts, il a confirmé la réalité des échanges. On reconnaît sa manière de s’exprimer, ses tournures favorites, ses références. Personne n’est dupe. »

Les graves allégations contenues dans les audios Agbaza

Les enregistrements en question, qui ont d’abord circulé dans des groupes restreints avant de déferler sur la toile, révèlent des discussions entre Kemi Seba et Agbaza, une figure notoire du grand banditisme dans la sous-région. Ces échanges porteraient sur des sujets sensibles tels que le financement, le terrorisme, des tentatives de coup d’État et la coordination d’actions. Des éléments qui, selon plusieurs sources concordantes, soulèvent de sérieuses interrogations sur la frontière poreuse entre militantisme et activités criminelles.

Un silence qui en dit long et une controverse amplifiée

Loin de dissiper les doutes, la vidéo de défense de Kemi Seba a donc eu l’effet inverse : elle a cristallisé la suspicion. Ce qui n’était, quarante-huit heures auparavant, qu’une série de fuites embarrassantes, est désormais perçu par le grand public comme une confirmation émanant de l’intéressé lui-même. Contacté, l’entourage de l’activiste a choisi de ne pas commenter cette nouvelle vague de critiques, un silence qui, une fois de plus, est interprété comme éloquent.

Le débat est loin d’être clos, mais une conclusion s’impose déjà : en cherchant à se défendre, Kemi Seba a, aux yeux de milliers d’Africains, involontairement authentifié les enregistrements qui le lient au bandit Agbaza.

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