La rdc dénonce à l’ONU le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés
La RDC expose à l’ONU l’impact des ressources naturelles sur l’insécurité armée

Lors de son intervention au Conseil de sécurité, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a clairement établi un constat : l’exploitation anarchique des richesses minières du pays alimente durablement les violences armées. Son objectif ? Renforcer l’efficacité des dispositifs internationaux existants, sans imposer de nouvelles contraintes juridiques aux États.
Elle a catégoriquement écarté toute volonté de s’immiscer dans la souveraineté minière des nations, insistant sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les mécanismes de traçabilité, les sanctions ciblées et les cadres de gouvernance des ressources.
La France a réitéré son engagement en faveur de la mise en œuvre de la résolution 2773, spécifiquement dédiée à la situation dans l’est de la RDC. Ses représentants ont révélé que les groupes armés, notamment le M23, contrôlent entre 15 et 30 % de la production mondiale de coltan à Rubaya, exigeant un renforcement des dispositifs de suivi et de répression.
Des positions diamétralement opposées
Les États-Unis, quant à eux, ont mis en avant la nécessité de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques, tout en soulignant les investissements massifs consentis pour stabiliser ce secteur.
La Chine, fidèle à sa ligne, a défendu le principe de non-ingérence et rejeté toute instrumentalisation politique du débat sur les ressources.
Pour Moscou, la source des conflits ne réside pas dans un vide juridique, mais dans les instabilités politiques internes et les ingérences étrangères. La Russie a ainsi balayé l’idée qu’une nouvelle réglementation internationale puisse résoudre la crise.
Ces échanges ont révélé des clivages profonds entre les grandes puissances, illustrant l’absence de consensus sur la gestion mondiale des matières premières.