Gabon : L’eau, un défi stratégique pour la stabilité économique et sociale en Afrique
Le Gabon, pays d’Afrique centrale, est de plus en plus confronté aux défis liés à l’accès à l’eau potable. Les travaux du Forum africain de l'eau qui se sont tenu récemment ont mis en avant les besoins urgents de ce pays pour améliorer la gestion des ressources hydriques et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique.
Conscient de cette réalité, le président Oligui Nguema a fait de l’amélioration de l’accès à l’eau et de l’assainissement une priorité nationale. L’état d’urgence hydrique décrété récemment illustre cette volonté de répondre simultanément aux urgences du quotidien tout en préparant des réponses structurelles à long terme.
La participation au Forum africain de l’eau s’inscrit précisément dans cette logique. Elle permet au Gabon de mobiliser de nouveaux partenaires financiers, d’accéder aux meilleures pratiques internationales et de bénéficier d’un accompagnement technique pour moderniser ses infrastructures hydrauliques.
Les échanges bilatéraux conduits en marge du Forum ont également permis de consolider les relations avec plusieurs partenaires africains et internationaux engagés dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de la gestion durable des ressources hydriques.
Le Gabon veut accélérer ses réformes pour faire de l'eau un levier de développement. L'accès universel à une eau potable de qualité n'est plus seulement un objectif de développement, mais une condition essentielle de la prospérité et de la résilience du pays au cours des prochaines décennies.
Au-delà de la seule question de l’accès à l’eau potable, c’est toute la stratégie de développement du Gabon qui est concernée. L'eau conditionne la santé publique, la sécurité alimentaire, l'agriculture, l'industrialisation, la production énergétique et l'attractivité des investissements.
Les perspectives ouvertes à N’Djamena offrent ainsi au Gabon l’opportunité d’accélérer la modernisation de ses réseaux de distribution, de renforcer la résilience de ses infrastructures face aux effets du changement climatique et d’améliorer les conditions de vie des populations.
« Les travaux du Forum ont ouvert de nouvelles perspectives en matière de financement des infrastructures hydrauliques, de coopération technique et de transfert d’expertise », souligne la présidence de la République.