Crise au Sénégal football les primes de bassirou diomaye faye divisent
Publié le 3 mai 2026 Lecture : 3 minutes.
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Il y a près de deux mois, la Fédération sénégalaise de football (FSF) affichait une belle unité après que la Confédération africaine de football (CAF) ait retiré le titre de champion d’Afrique aux Lions de la Teranga pour l’attribuer au Maroc. L’instance s’était alors mobilisée derrière son président, Abdoulaye Fall, pour former un recours devant le Tribunal arbitral du sport.
Cependant, cette entente affichée a rapidement laissé place à des tensions internes. Les décisions récentes concernant les primes allouées aux joueurs de l’équipe nationale ont en effet semé la discorde au sein même de la FSF. Ces mesures, prises sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, divisent désormais les dirigeants et les acteurs du football sénégalais.
Des primes contestées au sein de la FSF
Les nouvelles modalités de versement des primes, décidées en haut lieu, ont provoqué un malaise persistant. Plusieurs membres influents de la Fédération expriment désormais des réserves, voire des oppositions ouvertes, face à cette politique. Les désaccords portent notamment sur l’équité de la répartition des sommes attribuées, jugée inégale par certains protagonistes.
Ces remous surviennent dans un contexte déjà fragile pour le football sénégalais, qui cherche à se reconstruire après les bouleversements récents. Les partisans de la nouvelle approche soulignent l’importance de soutenir financièrement les joueurs, tandis que les sceptiques craignent que ces mesures ne creusent davantage les clivages au sein de l’instance dirigeante.
Un climat de méfiance s’installe
L’atmosphère au sein de la FSF est désormais marquée par une méfiance croissante entre ses différents membres. Les échanges se font de plus en plus tendus, et les positions s’affirment avec fermeté. Certains responsables n’hésitent pas à remettre en cause publiquement les choix opérés, alimentant ainsi une polémique qui pourrait avoir des répercussions sur la préparation des prochaines échéances sportives.
Cette situation intervient alors que le football sénégalais doit se concentrer sur ses objectifs sportifs et sa cohésion interne. La gestion des primes, symbole d’un soutien nécessaire à l’équipe nationale, devient paradoxalement un sujet de discorde, mettant en lumière les défis de gouvernance auxquels la FSF doit faire face.
Quelles solutions pour apaiser les tensions ?
Face à cette crise, plusieurs pistes sont évoquées pour rétablir un dialogue constructif au sein de la Fédération. Certains suggèrent la mise en place d’un audit indépendant afin de clarifier les modalités de répartition des primes. D’autres prônent une médiation externe pour faciliter les échanges et trouver un terrain d’entente entre les différentes parties prenantes.
Quelle que soit la solution retenue, une chose est sûre : la gestion des primes doit redevenir un sujet fédérateur plutôt que diviseur. Le football sénégalais a besoin d’unité pour affronter les défis de demain, et c’est à la FSF de montrer l’exemple en surmontant ces divisions internes.