Corridors logistiques : les ports camerounais au cœur d’un sommet régional
En terre tchadienne, N’Djamena a accueilli les représentants du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine pour une rencontre d’envergure dédiée à la modernisation des axes de transit transfrontaliers. Ce rassemblement, qui marque la cinquième édition du Forum tripartite, s’est focalisé sur l’optimisation des corridors logistiques reliant les trois nations via les infrastructures portuaires camerounaises.
Durant ces deux jours de débats intenses, les participants – incluant des responsables administratifs, des acteurs portuaires et des professionnels du transport – ont échangé sur les défis persistants qui entravent la fluidité des échanges commerciaux. Une attention particulière a été portée sur les besoins des États enclavés comme le Tchad et la République centrafricaine, dont les économies dépendent largement des ports de Douala et de Kribi pour leurs flux d’import-export.
Sous la présidence de Fatima Goukouni Weddeye, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè et le représentant du ministre centrafricain des Transports, les discussions ont couvert plusieurs axes stratégiques : sécurisation des axes routiers, éradication des barrières administratives illégales, harmonisation des législations douanières et réduction des délais de passage des marchandises. Ces mesures visent à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs et à dynamiser le commerce intra-africain.
Au-delà des aspects techniques, cette initiative reflète une ambition politique commune : renforcer l’intégration économique en Afrique centrale. Les trois pays ambitionnent de construire une chaîne logistique régionale plus performante, capable de rivaliser avec les standards internationaux tout en facilitant les échanges sous-régionaux. Pour le Cameroun, l’enjeu est de taille : renforcer la compétitivité de ses ports et en faire des hubs incontournables pour le commerce transfrontalier.
Les résolutions attendues concernent notamment l’accélération des procédures douanières, la diminution des frais logistiques et une meilleure synchronisation entre les différentes administrations impliquées. Ces avancées pourraient transformer durablement les dynamiques commerciales entre les trois nations et ouvrir de nouvelles perspectives économiques.