Congo-Kinshasa : la C64 détaille ses conditions pour un dialogue politique crucial
Suite à son entretien avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a rendu compte, ce jeudi 9 juillet 2026, de son déplacement à Bujumbura.
Face aux allégations de compromission avec le régime Tshisekedi, les figures de proue de la C64 ont tenu à dissiper les doutes. Martin Fayulu et ses collaborateurs ont clairement indiqué n’avoir pas sollicité la rencontre avec le président burundais, Évariste Ndayishimiye, qui aurait pris l’initiative en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. Les dirigeants de la coalition ont accueilli favorablement l’appel de leur hôte à privilégier la concertation politique et l’unité nationale, mais ont posé des préalables incontournables.
Selon la C64, toute discussion authentique doit être précédée par un abandon public et irrévocable de la réforme constitutionnelle envisagée, la libération sans délai des détenus politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires à caractère politique et la restauration des libertés fondamentales. Tout en manifestant leur intérêt pour ces échanges, les leaders de la C64 soulignent l’existence de principes qu’ils considèrent comme non négociables.
Ces principes incluent, entre autres, le respect scrupuleux de la Constitution, la consolidation de l’État de droit et la pleine souveraineté du peuple congolais. Pour eux, l’échec des processus de paix antérieurs à prendre en compte la dimension politique de la crise en République démocratique du Congo explique la stagnation actuelle, les racines politiques profondes n’ayant jamais été traitées.
Le projet de modification constitutionnelle porté par le régime Tshisekedi, surtout dans le contexte actuel de conflit et d’occupation d’une partie du territoire national, représente à leurs yeux un problème politique majeur qui nécessite une résolution urgente. À cet égard, ils ont réaffirmé leur opposition ferme à toute révision constitutionnelle, plaidant pour le maintien de l’ordre institutionnel existant. Ces revendications seront portées le 22 juillet prochain lors d’une marche pacifique prévue vers le Palais de la Nation, avec pour objectif principal la démission du président de la République, Félix Tshisekedi, accusé d’avoir manqué à son serment constitutionnel.