22 juillet 2026

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Congo-kin: la coalition 64 réaffirme ses exigences avant le dialogue politique

La Coalition Article 64 (C64), dédiée à la défense de l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo, a confirmé hier son retour de Bujumbura, où ses représentants se sont entretenus avec le président burundais Évariste Ndayishimiye.

Contrairement aux rumeurs, les figures de proue de la C64, dont Martin Fayulu, ont précisé n’avoir sollicité aucune audience avec le chef de l’État burundais. Selon leurs déclarations, ce dernier aurait initié la rencontre en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. Lors de cet échange, l’accent a été mis sur la nécessité de privilégier le dialogue politique et la consolidation de l’unité nationale. Pourtant, les leaders de la coalition ont fixé des conditions préalables à toute discussion sérieuse.

Les revendications portées par la C64 sont claires : l’abandon définitif du projet de modification constitutionnelle, la libération immédiate des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires à motivation politique et le rétablissement intégral des libertés fondamentales. Pour eux, ces mesures constituent des préalables incontournables avant d’envisager toute avancée.

Les membres de la coalition insistent également sur des principes jugés intangibles : le strict respect de la Constitution, le renforcement de l’État de droit et la souveraineté populaire. Ils soulignent que les crises précédentes en RDC ont échoué faute d’avoir traité les racines politiques des tensions, souvent reléguées au second plan au profit d’approches purement sécuritaires.

Le projet de révision constitutionnelle, porté par le régime actuel dans un contexte marqué par des conflits armés et l’occupation partielle du territoire, est perçu comme une menace majeure pour la stabilité du pays. Les leaders de la C64 réaffirment leur opposition farouche à cette initiative et appellent au respect des institutions en place.

Ces revendications seront au cœur de leur prochaine mobilisation prévue le 22 juillet. Une marche pacifique jusqu’au Palais de la Nation est organisée, avec pour objectif affiché la démission du président Félix Tshisekedi, accusé d’avoir violé son serment constitutionnel.

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