Le Gabon intensifie le contrôle sur ses richesses extractives Économie Par Oumou Salifou - 16 juin 202624 septembre 20260 Pour relever les défis liés à l'optimisation des recettes de l'État, la Cour des Comptes du Gabon a récemment initié une démarche proactive. Le 10 juin 2026, à Libreville, l'institution a organisé une masterclass intensive, spécifiquement conçue pour ses auditeurs et magistrats financiers. L'objectif principal de cette formation était de renforcer considérablement l'expertise de ses équipes de contrôle dans l'audit des secteurs clés du pétrole, des mines et de la forêt, des domaines vitaux pour l'économie nationale. Une vérification rigoureuse commence par une compréhension approfondie. Pendant trois jours, les participants ont été immergés dans les rouages techniques, fiscaux et opérationnels des industries extractives. L'enjeu pour les finances publiques est considérable : une analyse imprécise des contrats pétroliers ou des mouvements financiers
Le Gabon s’oriente vers des timbres d’accise de haute sécurité pour contrer la fraude Économie Par Ali Mahamane - 13 juin 202624 septembre 20260 Le Gabon se prépare à une avancée significative dans la lutte contre la fraude grâce à l'implémentation potentielle de timbres d'accise de haute technologie. Cette initiative a été au cœur des discussions tenues le 10 juin 2026, lors d'une rencontre entre Herman Immongault, vice-président du gouvernement, et une délégation de la Canadian Bank Note Company (CBN), menée par sa vice-présidente, Fuencisla Santiago. Les échanges ont porté sur l'intégration d'une solution innovante visant à sécuriser les produits assujettis aux droits d'accise, s'inscrivant dans la stratégie nationale de modernisation des mécanismes de contrôle fiscal et d'amélioration de la traçabilité des marchandises sensibles.Le système proposé par la CBN repose sur des timbres d'accise hautement sécurisés, permettant un suivi exhaustif des produits, depuis leur
Libreville mise sur son littoral pour booster son économie Économie Par Ali Mahamane - 11 juin 202624 septembre 20260 PolitiqueLibreville mise sur son littoral pour booster son économiepar l'équipe éditoriale 148 0 commentaireLibreville, capitale gabonaise, s’engage dans une transformation majeure de son littoral. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a récemment inspecté les chantiers en cours, marquant ainsi une étape clé dans la concrétisation d’une vision ambitieuse pour la ville et le pays.Transformer des promesses en réalisations tangibles, voilà l’ambition affichée par les autorités gabonaises. À Libreville, le front de mer devient le symbole de cette volonté de modernisation et de développement urbain. Quelques heures après avoir lancé 200 nouveaux véhicules dans le cadre du programme Taxi Gab, le chef de l’État a visité les chantiers du littoral pour évaluer l’avancement des infrastructures destinées à redéfinir le visage de
Kobe-kobe : comment le Gabon réinvente son avenir économique avec ce géant portuaire Économie Par Ali Mahamane - 9 juin 202624 septembre 20260 économie kobe-kobe : comment le Gabon réinvente son avenir économique avec ce géant portuaire 98 aucun commentaire
Numérisation des collectivités : le Cameroun mobilise 163 millions de dollars Économie Par Ali Mahamane - 9 juin 202624 septembre 20260 Le Cameroun franchit un nouveau cap dans sa modernisation administrative. Les autorités de Yaoundé sont à la recherche de 163 millions de dollars, soit près de 90 milliards de francs CFA au taux actuel, pour financer la digitalisation des collectivités territoriales décentralisées (CTD). L'objectif est d'équiper les communes et les régions d'outils numériques capables d'améliorer la gestion des services publics de proximité, dans un État qui compte plus de 360 communes et dix régions.Un financement clé pour la décentralisationCe besoin de financement fait suite au Code général des collectivités territoriales décentralisées adopté en 2019, un texte fondateur qui a remodelé la gouvernance locale. Depuis, le transfert de compétences vers les communes et les régions s'est accéléré, mais les moyens techniques
Manque de cash : le casse-tête des agents de mobile money en Côte d’Ivoire Économie Par Ali Mahamane - 8 juin 202624 septembre 20260 La Côte d'Ivoire compte plus de 400 000 points de service de mobile money, soit 300 fois plus que le nombre de distributeurs automatiques de billets, selon l'Agence de promotion de l'inclusion financière. Les Ivoiriens utilisent ces cabines au quotidien pour déposer leur salaire ou retirer de l'argent, mais les agents sont parfois confrontés à un manque de liquidités qui freine leur activité.Fin d'après-midi à Angré Château. L'heure des courses ou des transports, mais sur ce carrefour très fréquenté, la cabine de mobile money n'a plus de cash. Rosette, venue retirer 10 000 francs CFA (15 euros), se montre fataliste : « Quand tu arrives et qu'ils n'ont pas ce dont tu as besoin, c'est comme ça, on fait avec.
Innovation financière : visa et partenaires lancent des pistes pour moderniser les paiements au Maroc Économie Par Ali Mahamane - 8 juin 202624 septembre 20260 Le Maroc accélère sa révolution des paiements numériques sous l’impulsion de Visa et de ses alliés La capitale administrative du Maroc, Rabat, a accueilli mardi dernier la troisième édition du Visa Fintech Day, un rassemblement d’envergure dédié aux acteurs majeurs de la transformation financière. Organisé au cœur de la Tour Mohammed VI, cet événement a réuni l’élite du secteur : institutions publiques, régulateurs bancaires, banques commerciales, fintechs prometteuses, investisseurs audacieux et géants de la tech. L’intelligence artificielle s’est imposée comme le fil conducteur de ces discussions, révélant son rôle clé dans l’optimisation des services financiers et la démocratisation de l’accès aux outils numériques. Une journée placée sous le signe de l’intelligence artificielle et de l’inclusion Les travaux ont été lancés par Amal El
Cameroun : un industriel coréen mise sur le cacao et l’industrie locale Économie Par Oumou Salifou - 8 juin 202624 septembre 20260 Cameroun : un industriel coréen mise sur le cacao et l'industrie locale Un partenariat prometteur se dessine entre le Cameroun et un acteur majeur de l'industrie sud-coréenne. Dr Hae-Jung Jung, PDG d’un groupe international, a manifesté son vif intérêt pour des investissements ambitieux dans le pays, après un entretien décisif avec le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. Une dynamique qui pourrait redéfinir les échanges économiques entre les deux nations. Un engagement fort pour le cacao camerounais En novembre 2024, le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a lancé une initiative audacieuse : solliciter des industriels internationaux pour valoriser le cacao local. Parmi eux, Dr Hae-Jung Jung, figure respectée du secteur en Corée du Sud, a
Cameroun : 12 milliards de fcfa économisés grâce à la lutte contre les fraudes aux pensions Économie Par Ali Mahamane - 5 juin 202624 septembre 20260 Depuis le mois de novembre 2021, le Cameroun réalise d’importantes économies sur son budget public grâce à une campagne rigoureuse de vérification des pensions d’invalidité et de réversion. Chaque année, près de 12 milliards de francs CFA sont ainsi préservés, comme l’a annoncé le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à éliminer les irrégularités qui pesaient lourdement sur le fichier solde de l’État. Des irrégularités massives dans le versement des pensions L’histoire de cette réforme remonte à janvier 2020, lorsque les autorités ont révélé l’existence de 7 855 anciens fonctionnaires percevant indûment une pension de réversion ou d’invalidité. Dans ces dossiers, les documents administratifs attestant du droit à ces prestations étaient introuvables, révélant un
Le FMI alerte sur la renationalisation d’Eneo au Cameroun et ses implications budgétaires Économie Par Ali Mahamane - 5 juin 202624 septembre 20260 La décision de renationaliser Eneo au Cameroun a déclenché des alertes au sein du Fonds monétaire international (FMI). Selon des évaluations diffusées en mai 2026, l'institution a mis en garde Yaoundé quant aux coûts potentiels de cette opération. L'État camerounais a en effet acquis la quasi-totalité du capital de l'ancienne filiale du fonds britannique Actis. Désormais connue sous le nom de Société camerounaise d’électricité (Socadel), l'entité est détenue à 95% par les pouvoirs publics, les 5% restants étant attribués aux employés. Cette prise de contrôle suscite l'appréhension du FMI, qui craint une augmentation rapide des obligations financières de l'État, dont le budget est déjà soumis à de fortes pressions.Un fardeau financier transféré à un budget déjà serréL'analyse du FMI est
Crise de l’anacarde dans le Bounkani : la Côte d’Ivoire face à des défis climatiques et agricoles Économie Par Ali Mahamane - 4 juin 202624 septembre 20260 En Côte d'Ivoire, la campagne de commercialisation de l'anacarde est en pleine effervescence. Le Conseil Coton Anacarde avait anticipé une production conséquente, avoisinant les 1,3 million de tonnes de noix. Cependant, malgré cette projection optimiste, la récolte nationale pourrait accuser une baisse significative de 200 000 tonnes par rapport à l'année précédente. Des régions spécifiques du pays sont particulièrement touchées, notamment le Bounkani, situé dans le nord-est, où les bouleversements climatiques, caractérisés par un décalage des saisons des pluies, impactent fortement les rendements de la récolte anacarde Côte d'Ivoire. Notre reportage depuis Bouna met en lumière la détresse des cultivateurs. Kouamé Ouattara, un agriculteur local, gère une plantation de trois hectares d'anacardiers. Cette
Côte d’Ivoire : une récolte d’anacardes en forte baisse dans le bounkani Économie Par Oumou Salifou - 4 juin 202624 septembre 20260 La campagne de commercialisation de l’anacarde bat son plein en Côte d’Ivoire, mais cette année, les producteurs du Bounkani, dans le nord-est du pays, subissent une récolte particulièrement difficile. Le Conseil Coton Anacarde table sur une production d’un peu plus de 1,3 million de tonnes, un chiffre soutenu par la tendance des dernières années, mais qui enregistre tout de même un recul de 200 000 tonnes par rapport à 2025. Cette baisse s’explique en partie par des conditions climatiques défavorables, notamment un décalage dans les saisons des pluies. Sur place, les témoignages des producteurs confirment cette tendance. Kouamé Ouattara, un agriculteur de Bouna, voit ses revenus s’effondrer : « Il y a trois ans, je récoltais jusqu’à 500 kg par hectare.