Bénin : l’ancien président Boni Yayi rejoint le Sénat malgré ses réticences
Bénin : le choix surprenant de Boni Yayi pour le Sénat
Un revirement politique inattendu à Cotonou. Thomas Boni Yayi, ancien chef de l’État du Bénin, a finalement décidé de siéger au Sénat, alors qu’il s’y était opposé lors des débats sur la réforme constitutionnelle. Cette volte-face s’inscrit dans un contexte où l’espace politique béninois lui semble de plus en plus verrouillé.
Dans une déclaration solennelle destinée à ses concitoyens, l’ancien président a justifié ce choix par la nécessité de « briser l’isolement politique ». Face à un Parlement désormais monocolore et à une raréfaction des espaces de dialogue, Boni Yayi considère que son engagement au Sénat pourrait jouer un rôle clé pour relancer les échanges et défendre les intérêts des Béninois.
Pourquoi Boni Yayi change-t-il de position ?
Le paysage politique béninois traverse une période de tensions. L’ancien président dénonce un « blocage institutionnel » qui limite la représentation des différentes sensibilités. Selon lui, le Sénat, nouvellement réformé, pourrait devenir un « lieu de médiation et de débat », essentiel pour apaiser les clivages et renforcer la démocratie au Bénin.
« Ce n’est pas un souhait personnel, c’est une obligation constitutionnelle. »
« Le Sénat peut incarner une plateforme où les aspirations du peuple seront portées avec force. »
Comment fonctionne le nouveau Sénat béninois ?
La réforme constitutionnelle de 2025 a redéfini les contours de la chambre haute du Parlement. Composée de 25 à 30 membres, cette institution se structure autour de deux grands principes :
- Des membres de droit : anciens présidents de la République, présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ;
- Des personnalités nommées : désignées selon des critères précis définis par la loi.
En acceptant son siège, Boni Yayi mise sur cette institution pour « incarner un rempart contre les dérives autoritaires » et promouvoir un climat de paix sociale. Son mandat s’orientera vers la protection des droits fondamentaux et la consolidation de l’État de droit au Bénin.