Au Mali, le jnim exploite les mines d’or pour alimenter son financement terroriste
Les groupes armés jihadistes au Mali ont trouvé une nouvelle source de financement : l’exploitation forcée des mines d’or artisanales. Depuis plusieurs mois, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) impose sa loi aux orpailleurs étrangers, notamment chinois, pour alimenter ses activités terroristes.
une stratégie de financement qui s’amplifie
Le Jnim a progressivement étendu son emprise sur les zones aurifères du Mali, où des centaines d’exploitants chinois travaillent dans des conditions précaires. Les jihadistes n’hésitent pas à recourir à des méthodes brutales pour s’approprier une partie des revenus générés. Leur objectif est clair : financer leurs attaques et renforcer leur influence locale.
Les rapports sur le terrain confirment que les orpailleurs chinois sont régulièrement ciblés. Certains ont été contraints de verser des rançons sous peine de représailles. D’autres ont vu leurs équipements saisis ou vandalisés, les plongeant dans une situation financière désastreuse.
un impact économique dévastateur
Cette pression constante des groupes armés affecte directement l’économie malienne. Les sites aurifères, déjà fragiles en raison des conflits, voient leur production chuter. Les autorités locales peinent à sécuriser ces zones, laissant le champ libre aux jihadistes pour imposer leur ordre.
Le Jnim ne se contente pas de prélever des fonds. Il impose aussi des taxes illégales aux mineurs, sous couvert de « protection ». Une pratique qui rappelle les méthodes des groupes criminels, mais avec une dimension idéologique encore plus dangereuse.
des réactions limitées face à l’expansion du Jnim
Malgré les alertes des organisations internationales, les autorités maliennes peinent à endiguer la progression du Jnim. Les forces de sécurité, déjà engagées contre d’autres groupes armés, manquent de moyens pour protéger les sites aurifères.
Certains observateurs estiment que cette stratégie du Jnim vise à fragiliser davantage l’État malien. En contrôlant les ressources, les jihadistes affaiblissent l’économie et accentuent l’instabilité dans la région.
des conséquences humanitaires alarmantes
Au-delà des enjeux économiques, cette situation aggrave la crise humanitaire au Mali. Les populations locales, déjà victimes des violences, subissent aussi les conséquences de la chute des activités minières. Pertes d’emplois, insécurité alimentaire et exode des travailleurs : autant de défis qui s’ajoutent à la liste des difficultés du pays.
Face à cette menace grandissante, les experts appellent à une réponse coordonnée. Sécuriser les sites aurifères et protéger les mineurs est devenu une priorité pour éviter que le Jnim ne renforce encore davantage son emprise.