Gabon : l’ONU déploie 10,5 milliards FCFA en 2025 pour des résultats concrets
Un engagement record de 10,5 milliards FCFA en 2025
Pour la première fois depuis son arrivée au Gabon en janvier 2025, la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies (SNU), Fatou Aminata Lo, a présenté hier les contours d’un engagement historique. Une enveloppe de 10,5 milliards de FCFA (soit 18,5 millions de dollars) a été mobilisée cette année, marquant un tournant dans la coopération entre l’ONU et le Gabon. Cette mise en avant s’est déroulée lors d’une réunion avec les médias à la Maison commune des Nations unies, où l’accent a été mis sur la transparence et l’impact réel des programmes engagés.
La coordonnatrice a souligné que cette contribution dépasse le simple cadre financier : « Notre rôle ne se limite pas au nombre de projets lancés. Il s’agit avant tout de fédérer les acteurs et de transformer les politiques publiques en actions tangibles pour les Gabonais. »
Trois axes stratégiques pour un développement durable
L’allocation de ces fonds s’articule autour de trois priorités majeures. Le premier pilier vise à renforcer la bonne gouvernance et la protection des droits humains, un enjeu crucial pour bâtir une société plus juste. Le deuxième axe porte sur la transition vers une économie verte et bleue, essentielle pour préserver les ressources naturelles du pays. Enfin, le troisième axe met l’accent sur l’égalité des chances et l’inclusion sociale, afin de réduire les inégalités et offrir des opportunités équitables à tous les citoyens.
Cette approche intégrée mobilise 21 entités du SNU et près de 300 collaborateurs, dont 70 % de nationaux. Une équipe dédiée, engagée à accompagner le Gabon vers un avenir plus résilient et inclusif.
Transparence et attentes face aux défis socio-économiques
Lors de la rencontre, des questions légitimes ont émergé autour du rôle du SNU et de l’efficacité des programmes déployés. Les journalistes ont interrogé la coordonnatrice sur les retombées concrètes de ces investissements, alors que le pays fait face à des défis socio-économiques pressants. Les échanges, directs et sans ambiguïté, ont permis de clarifier les attentes et de poser les bases d’une collaboration plus étroite entre l’ONU et les acteurs locaux.
Cette transparence marque une étape clé dans la relation entre les institutions onusiennes et la société gabonaise, où chaque franc investi doit se traduire par des résultats visibles pour les populations.