Gabon : les conditions de détention d’Alain Claude Bilie Par Nze jugées illégitimes Politique Par Oumou Salifou - 25 juillet 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 Gabon : les avocats d’Alain Claude Bilie Par Nze dénoncent une détention fondée sur un ancien litige Incarcéré depuis le 15 avril, l’ancien Premier ministre gabonais et figure majeure de l’opposition, Alain Claude Bilie Par Nze, cumule désormais plus de cent jours de détention. Ses défenseurs juridiques dénoncent une procédure judiciaire biaisée, fondée sur un conflit financier remontant à 2008. Selon eux, cette affaire privée a été instrumentalisée pour justifier son arrestation. Dans un communiqué officiel, ses avocats révèlent que ce litige, estimé à environ 7 600 euros, sert de prétexte à des poursuites pour escroquerie et abus de confiance. Ces accusations sont portées par le parti Ensemble pour le Gabon, dirigé par Alain Claude Bilie Par Nze, lui-même ancien chef du gouvernement avant le changement de régime d’août 2023. Après avoir tenté de contester le scrutin présidentiel remporté par le général Brice Oligui Nguema, il se retrouve aujourd’hui derrière les barreaux. Des conditions de détention contestées et une procédure opaque Les représentants légaux de l’opposant dénoncent des conditions carcérales particulièrement sévères. Alain Claude Bilie Par Nze serait enfermé dans une cellule exiguë de seulement cinq mètres carrés, plongée dans l’obscurité permanente. Ils évoquent également une période d’isolement de cent jours, qualifiée de « mesure arbitraire et politique ». Un autre point de friction réside dans l’impossibilité pour la défense d’accéder au dossier judiciaire. Les avocats affirment que le juge en charge de l’affaire a reconnu ne plus détenir les documents essentiels à la procédure. Malgré une demande d’annulation déposée début juin, la cour d’appel de Libreville a confirmé la légitimité de la détention. « Un citoyen est privé de liberté sur la base d’un dossier que sa défense n’a jamais pu consulter », a souligné l’avocat Arthur Vercken lors de la publication du communiqué. Cette situation survient dans un contexte politique encore marqué par les séquelles du coup d’État d’août 2023, qui a mis fin à plus de cinquante ans de gouvernance de la famille Bongo. Brice Oligui Nguema, devenu président après ce bouleversement, présente son élection comme une étape vers le rétablissement d’institutions civiles stables. Pourtant, l’incarcération prolongée d’Alain Claude Bilie Par Nze jette une ombre sur cette transition. Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)PolitiqueTous les articles