Gabon 2026 : vers une réforme budgétaire pour booster l’économie et le bien-être social Économie Par eveildesnations - 29 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 La revue des Finances publiques 2026 du Gabon trace une feuille de route ambitieuse pour renforcer la stabilité économique, stimuler l’emploi et améliorer durablement le quotidien des Gabonais. Cette analyse approfondie met en lumière les leviers à actionner pour transformer les finances publiques en un moteur de développement inclusif. Points clés de l’analyse budgétaire gabonaise Les conclusions de cette étude révèlent des déséquilibres structurels profonds dans la gestion des ressources nationales. Voici les principaux enseignements : Recettes fiscales limitées : Entre 2014 et 2024, les recettes fiscales non pétrolières n’ont couvert que 10,5 % du PIB, un chiffre bien en dessous de la moyenne des pays aux économies similaires. Cette faiblesse s’explique notamment par un système d’exonérations fiscales trop généreux et des difficultés récurrentes en matière de recouvrement des impôts. Dépenses publiques déséquilibrées : En 2023-2024, les dépenses publiques ont atteint 25 % du PIB, mais seulement 4 % ont été alloués aux secteurs sociaux — soit moins de la moitié de la moyenne subsaharienne. La masse salariale, les subventions énergétiques et le remboursement de la dette grèvent lourdement les budgets dédiés à l’éducation, à la santé ou aux infrastructures productives. Potentiel minier et forestier sous-exploité : Leader africain en manganèse, deuxième producteur de pétrole en Afrique subsaharienne et riche en ressources forestières, le Gabon peine à convertir ces atouts en recettes publiques substantielles. Les revenus tirés du pétrole par baril sont inférieurs à ceux de certains voisins, et les secteurs miniers et forestiers ne génèrent pas les rendements fiscaux escomptés. Gestion opaque des finances publiques : En 2024, 90 % des marchés publics ont été attribués sans appel d’offres, les arriérés de dette publique ont atteint 3,5 % du PIB fin 2025, et la dette cumulée des entreprises publiques dépasse 8 % du PIB. Ces indicateurs soulignent des faiblesses majeures en matière de transparence, de gestion de trésorerie et de contrôle des dépenses. Secteurs sociaux en crise : Le système de santé gabonais, avec seulement 0,5 médecin pour 1 000 habitants, illustre le manque criant de financement. Dans l’éducation, moins de 50 % des enseignants du préscolaire disposent d’une formation certifiée. Quant à la protection sociale, elle ne représente que 0,03 % du PIB en 2024, un niveau dérisoire comparé aux besoins de la population. Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)ÉconomieTous les articles