Fakaba sissoko dénonce la gestion du pouvoir au Mali lors de l’indépendance International Par eveildesnations - 22 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture4 min×1 Le Mali célèbre son indépendance : une opposition en exil réclame des comptes à la junte Chaque 22 septembre, le Mali commémore son indépendance, un événement historique marqué cette année par un discours du général Assimi Goïta, chef de la transition militaire. Le président par intérim a salué les avancées économiques du pays tout en réaffirmant sa détermination à lutter contre les groupes armés terroristes et à promouvoir la réconciliation nationale. Sous sa gouvernance, le Mali poursuit également sa quête d’autonomie au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), avec le soutien de l’Africa Corps russe. Une opposition muselée et une population en attente de résultats concrets Si le discours officiel met en avant des progrès, les voix dissidentes au Mali sont aujourd’hui réduites au silence. Parmi elles, celle d’Etienne Fakaba Sissoko, porte-parole de la Coalition des forces pour la République (CFR), dirigée par l’imam Dicko. Exilé hors des frontières maliennes, il incarne l’opposition organisée face à la junte en place depuis plus de six ans, sans élections démocratiques. Cette coalition rassemble des figures politiques et de la société civile malienne en exil, déterminées à faire entendre leur mécontentement. Des revendications claires : sécurité, liberté et perspectives politiques Pour Fakaba Sissoko, le discours d’Assimi Goïta, qui mêle célébration de l’indépendance et bilan de la transition, est une provocation. « On peut aimer profondément le Mali, soutenir nos soldats et défendre notre souveraineté, tout en exigeant des comptes à ceux qui ont accaparé le pouvoir », déclare-t-il. Ses revendications rejoignent celles de la population : sécurité dans les déplacements, accès à l’emploi, stabilité électrique et libertés fondamentales. Il ajoute : « Les Maliens ne cherchent pas seulement à survivre au quotidien, mais à retrouver une véritable perspective politique. Aujourd’hui, le pays est en deuil : l’état de délabrement atteint des niveaux historiques. » Un bilan controversé et l’ombre de l’échec russe L’opposant ne mâche pas ses mots concernant les choix stratégiques du régime. « Le discours officiel passe sous silence le rôle de la Russie et l’échec patent de son partenariat militaire. Comment ignorer l’attaque de Dioura, où plus d’une centaine de soldats maliens ont péri et des dizaines ont été capturés par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ? » Cette attaque récente rappelle cruellement les limites de la coopération sécuritaire actuelle. Une opposition en exil déterminée à faire entendre sa voix Pour Fakaba Sissoko, la transition politique actuelle ne répond pas aux attentes des citoyens. « Je refuse de célébrer l’indépendance dans ces conditions. La situation du Mali n’honore pas ceux qui le gouvernent. » Son mouvement, basé à l’étranger, cherche à mobiliser la diaspora et les partenaires internationaux pour faire pression sur la junte. Alors que le pays célèbre son anniversaire d’indépendance, les défis restent immenses. Entre promesses non tenues, insécurité persistante et crise politique, l’heure n’est plus à la célébration, mais à l’exigence de changement. Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)InternationalTous les articles