Burkina Faso : quand les symboles peinent à masquer l’urgence sécuritaire Actualités Analyses Chronique Par Oumou Salifou - 28 juillet 202624 septembre 20260 Un virage souverainiste sous le feu des critiques Au Burkina Faso, la junte militaire a récemment instauré une « tenue officielle de la mémoire », un geste présenté comme l'emblème d'une souveraineté enfin retrouvée. Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large visant à réaffirmer l'identité nationale à travers des symboles forts, comme le Faso Dan Fani ou la promotion des langues locales. Pourtant, derrière cette mise en scène politique se cache une réalité bien plus complexe : celle d'un État toujours aux prises avec une crise sécuritaire qui s'aggrave. Une stratégie politique qui séduit une partie de la population Le capitaine Ibrahim Traoré, figure centrale de la transition, a su capitaliser sur un sentiment de rejet des anciennes méthodes de lutte contre
Trois ans de junte au Niger : entre promesses non tenues et réalité économique difficile A la Une Actualités Chronique Par Ali Mahamane - 27 juillet 202624 septembre 20260 Le Niger célèbre aujourd’hui trois années sous le régime d’une junte militaire arrivée au pouvoir en juillet 2023. Un coup d’État présenté comme une opportunité historique pour restaurer la souveraineté nationale et relancer le pays. Pourtant, malgré les annonces ambitieuses, la situation politique, économique et sécuritaire reste marquée par des défis majeurs, tandis que les Nigériens subissent au quotidien les conséquences de cette transition. Une économie asphyxiée par les sanctions et l’isolement Le coup d’État de 2023 avait pour objectif affiché de redonner au Niger sa pleine autonomie. Mais trois ans plus tard, l’économie du pays porte les stigmates de cet isolement. Les échanges commerciaux avec les pays voisins se sont fortement ralentis, les sanctions économiques initiales ont freiné les investissements étrangers,
SMIG au Bénin : les travailleurs invités à signaler les abus et les employeurs à respecter la loi Actualités Analyses Chronique Par Oumou Salifou - 24 juillet 202624 septembre 20260 Alors que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) est fixé à 52 000 FCFA au Bénin, de nombreuses entreprises persistent à rémunérer leurs salariés en deçà de ce seuil légal. Face à cette situation, les autorités béninoises intensifient leur vigilance et exhortent les travailleurs à signaler les manquements auprès de la CNSS, tout en rappelant que les employeurs en infraction s’exposent à des sanctions sévères. Une violation généralisée du SMIG malgré son relèvement Ce phénomène n’est pas isolé. Malgré la revalorisation du SMIG à 52 000 FCFA dans l’objectif d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés les plus vulnérables, des disparités persistent. Dans les très petites entreprises (TPE), les PME ainsi que certains secteurs informels ou semi-formels, des employés perçoivent encore des salaires
Burkina Faso : l’ère des bataillons numériques au service du pouvoir A la Une Actualités Analyses Chronique Par Oumou Salifou - 24 juillet 202624 septembre 20260 Au Burkina Faso, la lutte pour la préservation de la liberté de la presse ne se limite plus aux salles de rédaction ou aux rues. Elle s'étend désormais à l'univers numérique, où des campagnes de harcèlement systématiques et des stratégies de désinformation prennent le relais des méthodes traditionnelles de répression. Des unités virtuelles au service d'une stratégie autoritaire Une récente analyse exhaustive révèle l'existence d'un réseau organisé, baptisé Bataillons d'intervention rapide de la communication (BIR-C), directement lié au capitaine Ibrahim Traoré, figure centrale de la junte militaire au pouvoir. Ce groupe, officiellement présenté comme une milice numérique, aurait pour mission de neutraliser toute voix dissidente en ligne. Selon les conclusions d'une enquête approfondie, ces acteurs agissent de manière coordonnée pour dominer les débats
Niamey : les prix des produits maraîchers s’envolent faute de stratégie agricole Chronique Par Ali Mahamane - 23 juillet 202624 septembre 20260 À Niamey, la flambée des prix des produits maraîchers essentiels frappe durement les foyers nigériens. Cette situation révèle des lacunes structurelles majeures : l'absence de planification agricole et l'immobilisme des autorités locales. Depuis la deuxième semaine de juillet 2026, les prix des légumes de base comme la tomate ou le chou ont atteint des niveaux records, aggravant la précarité alimentaire dans la capitale et ses environs. Une dépendance chronique aux importations, symptomatique d'un manque de vision Le Niger traverse chaque année le même cycle inexorable : après avoir exporté une partie de sa production maraîchère pendant la saison sèche, le pays se retrouve contraint d'importer massivement des denrées depuis ses voisins (Bénin, Nigeria, Ghana) pendant l'hivernage. Pourtant, cette transition, normalement gérable, se
Burkina Faso : les limites du pouvoir solitaire d’ibrahim traoré Actualités Analyses Chronique Par Oumou Salifou - 23 juillet 202624 septembre 20260 L’ascension d’un dirigeant après un coup d’État s’accompagne souvent d’un piège insidieux : celui de confondre l’écho d’un discours mobilisateur avec l’adhésion inconditionnelle d’une population. Au Burkina Faso, cette illusion semble aujourd’hui se fissurer. Derrière les parades militaires, les déclarations martiales contre les « puissances occidentales » et les mises en garde contre tout dissentiment qualifié d’« anti-patriotique », une autre réalité se dessine progressivement. L’image d’un pouvoir ferme et unifié s’effrite au profit d’un régime miné par des tensions internes croissantes. Quand la méfiance remplace la confiance Pour ses détracteurs, le capitaine Ibrahim Traoré incarne désormais un pouvoir de plus en plus isolé. Cette perception s’alimente de multiples signaux : rumeurs persistantes de tentatives de déstabilisation, remaniements fréquents au sommet de
Ibrahim Traoré : quand la peur remplace la cohésion dans l’armée du Burkina Faso Chronique Par Oumou Salifou - 22 juillet 202624 septembre 20260 La prise de parole du capitaine Ibrahim Traoré à Ouahigouya met en lumière une fracture majeure au sein des institutions militaires du Burkina Faso. En recourant à un langage brut et à des menaces explicites, le chef de l’État burkinabè révèle une crise de confiance profonde envers sa propre hiérarchie. En politique comme en stratégie militaire, l’usage systématique de la terreur et l’absence de subtilité dans le discours ne sont pas des signes de force, mais bien les signes d’une faiblesse structurelle. Un pouvoir qui se sent obligé d’affirmer publiquement qu’il écrasera ses propres cadres reconnaît, sans le dire, que la cohésion de sa junte repose désormais sur la peur des purges plutôt que sur une adhésion idéologique ou stratégique. La
Ambition sportive au Sahel face aux défis de sécurité pour la can 2032 A la Une Actualités Analyses Chronique Par Ali Mahamane - 22 juillet 202624 septembre 20260 Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont soumis une candidature conjointe pour organiser la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2032, un projet présenté comme un symbole d'unité au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES). Pourtant, cette initiative soulève des interrogations légitimes : ces trois pays disposent-ils aujourd'hui des infrastructures et, surtout, de la stabilité nécessaire pour accueillir le plus grand événement sportif du continent ? Une candidature symbolique, mais des réalités contrastées L'annonce de cette candidature commune marque une volonté affichée de renforcer les liens entre les nations du Sahel. Pour les autorités de ces trois États, il s'agit de démontrer une capacité à collaborer malgré les défis partagés. Cependant, l'organisation d'une CAN ne se limite pas à
Burkina Faso : Ibrahim Traoré et l’illusion de la légitimité par la force Actualités Analyses Chronique Par Oumou Salifou - 21 juillet 202624 septembre 20260 Les interventions publiques du capitaine Ibrahim Traoré, désormais figure centrale de la transition politique au Burkina Faso, continuent d'alimenter les discussions sur la nature même de son autorité. Ses déclarations récentes, loin de lever les ambiguïtés, confirment une posture : celle d'un dirigeant assumant sans détour une accession au pouvoir par les armes, tout en présentant ce virage comme une évolution naturelle du paysage institutionnel du pays. L'analyse des faits ne permet guère de contester cette réalité. Ibrahim Traoré n'a jamais été élu par les Burkinabè. Son arrivée à la tête de l'État résulte d'un coup d'État ayant destitué le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même issu d'un précédent renversement du président Roch Marc Christian Kaboré. Cette chaîne de putschs militaires illustre
Togo : l’ombre des militaires étrangers plane sur le pouvoir Actualités Analyses Chronique Par Oumou Salifou - 20 juillet 202624 septembre 20260 Dans une démocratie, certaines zones d'ombre sont nécessaires, surtout lorsqu'il s'agit de questions de défense nationale. Les opérations militaires, les échanges de renseignement ou les alliances stratégiques ne peuvent être étalés publiquement sans risque. Pourtant, un silence prolongé sur des sujets cruciaux finit par éroder la confiance plutôt que de la renforcer. Récemment, des indices concordants, issus de diverses sources, laissent entrevoir la présence de contingents militaires étrangers sur le sol togolais. Parmi ces effectifs, des soldats russes et turcs seraient déployés. Si cette information se confirme, elle soulève des interrogations légitimes que les autorités se doivent d'éclaircir. Une présence militaire étrangère : protection ou maintien au pouvoir ? Au-delà des impératifs de sécurité, cette discrétion alimente des suspicions persistantes. Pour une partie
Sécurité au Burkina Faso : l’ombre du passé et les défis du présent A la Une Actualités Analyses Chronique Par Ali Mahamane - 20 juillet 202624 septembre 20260 Le Burkina Faso a longtemps été perçu comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, un pays où la vie politique, bien que critiquable, ne plongeait pas ses citoyens dans l’insécurité permanente. Les années sous la présidence de Blaise Compaoré, marquées par des controverses sur la concentration du pouvoir, n’en offraient pas moins une relative tranquillité aux populations. Les routes étaient sûres, les champs cultivés, et les familles pouvaient circuler sans craindre pour leur vie. Pourtant, cette époque, bien que critiquée pour son manque de démocratie, garantissait un minimum de sécurité. Aujourd’hui, cette comparaison devient un sujet de débat parmi les Burkinabè, qui s’interrogent sur l’héritage laissé par Compaoré. La question n’est pas de nier les faiblesses de son régime,
Mali : une attaque meurtrière dans le Nord interroge sur l’efficacité d’Africa Corps Actualités Analyses Chronique Par Ali Mahamane - 19 juillet 202624 septembre 20260 Une offensive meurtrière dans le Nord du Mali Une attaque d'une violence inédite a frappé le Nord du Mali, causant la mort d'au moins cinquante soldats. Cette action, attribuée à des groupes armés non étatiques alliés à des factions jihadistes, met en lumière l'aggravation continue des tensions sécuritaires dans le pays. Malgré la présence d'Africa Corps, cette offensive soulève des questions cruciales sur la capacité des forces locales à résister face à une menace persistante. Un partenariat militaire sous le feu des critiques Depuis l'arrivée d'Africa Corps, présenté comme un allié stratégique pour Bamako, les autorités maliennes espéraient une amélioration significative de la situation. Pourtant, les attaques meurtrières se succèdent, et les pertes humaines au sein des forces armées maliennes restent alarmantes. Cette