Burkina Faso : expulsion de diplomates européens après une crise diplomatique International Par Ali Mahamane - 15 juillet 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture2 min×1 Burkina Faso : expulsion de deux diplomates européens après une crise diplomatique Le Burkina Faso a décidé de déclarer deux diplomates de l’Union européenne « persona non grata ». Ces représentants doivent quitter le territoire burkinabè sous 72 heures. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Ouagadougou et Bruxelles. Contexte des tensions entre le Burkina Faso et l’Union européenne Cette décision intervient après l’adoption, le 18 juin 2026, d’une résolution controversée par le Parlement européen. Intitulée « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », cette résolution a fortement irrité les autorités burkinabè. En réponse, le Burkina Faso a convoqué l’ambassadeur de l’Union européenne à Ouagadougou pour lui signifier son mécontentement. Parmi les diplomates concernés figurent le chef adjoint de la Délégation européenne, responsable des sections politique, presse et informations, ainsi que la chargée de Programme de la Délégation. Leur expulsion marque une nouvelle étape dans les relations déjà tendues entre les deux parties. Réactions et conséquences diplomatiques Cette mesure symbolise la dégradation des relations entre le Burkina Faso et l’Union européenne. Les autorités burkinabè ont réagi avec fermeté face à ce qu’elles considèrent comme une ingérence dans leurs affaires intérieures. La décision européenne de rappeler la situation des droits humains au Burkina Faso a été perçue comme une provocation à Ouagadougou. Les trois jours impartis aux diplomates pour quitter le pays laissent présager une période de plus grande distance entre les deux entités. Cette expulsion pourrait avoir des répercussions sur les accords de coopération et les échanges économiques en cours. Perspectives d’avenir Alors que le Burkina Faso poursuit sa transition politique, les relations avec l’Union européenne restent sous haute tension. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact de cette décision sur le dialogue diplomatique et la coopération bilatérale. Par Ali Mahamane — Reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)InternationalTous les articles